30.11.2006

Mal aux Coeurs

Hier, nous sommes allés voir le dernier Resnais : Coeursmedium_18686674_vign.jpg. Le pas léger, dans la perspective de voir un bon film, au cinéma nous sommes donc allés. Les critères pour avoir un a priori positif étaient nombreux. D'abord, c'est Resnais et sa bande d'acteurs, puis le scénario est tiré d'une pièce d'Alan Ayckbourn. C'était à partir de son oeuvre, déjà, qu'était issus les deux films Smoking et No smoking que j'avais beaucoup aimés. Dans le cas de Coeurs, c'est jean-Michel Ribes qui a fait l'adptation et les dialogues. Le problème vient peut-être de là. C'est d'une platitude grave. Le parti pris de mise en scène agace au bout d'un moment. On se demande si il y a une scripte sur le tournage tellement les scènes sont peu raccords. Une actrice qui n'est pas coiffée de la même façon dans une même scène, des taches qui disparaissent spontanément, cette neige qui ne fond pas sur les manteaux, même à l'intérieur des appartements... Les acteurs ne sont pas mauvais, mais n'ont rien à dire. Ah, si ! Laura Morante joue particulièrement mal. Je ne l'avais vue jouer qu'en italien. Peut-être est-ce le fait de jouer en français qui la handicape ? Pour une fois, je vais dire du bien de Télérama où Pierre Murat parle de ratage. Le mot convient parfaitement. C'est la seule exception à un concert général de louanges de la presse qui fait penser à un hommage posthume (car les journalistes ne peuvent pas s'empêcher de rappeler l'âge du capitaine).
Je suis donc de très mauvaise humeur, aujourd'hui, car je déteste m'ennuyer au cinéma. Attention !

29.11.2006

De la pub !

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Ce marché aura lieu dans l'atelier que partagent Valérie Crausaz et Brigitte Conesa.

28.11.2006

La suite à Bastille

Après avoir visité les galeries dont j'ai parlé dans les billets précedents, Claire et moi, sommes allées à la Maison Rouge.medium_scan_6112873113_1.JPG C'est une fondation privée qui présente le plus souvent des collections privées. Comme je l'avais déjà dit, j'aime bien cette idée de collection. J'aime découvrir la démarche, la personnalité qui se cachent derrière les oeuvres rassemblées. Actuellement, il s'agit de la collection de Sylvio Perfstein. L'énumération est fastidieuse mais, je peux simplement dire que la collection est très hétéroclite, faite d'oeuvres retraçant les différents mouvements artistiques du XX siècle. Photographies, peintures, installations. il est à noter deux pièces achetées lors de la dispersion de l'appartement d'André Breton. En les voyant, infimes parties d'un ensemble, avec un pincement au coeur, on imagine à côté de quel musée on est passé.
Pincement au coeur ou colère ? L'heure n'est plus à la tiédeur. Quand j'ai retrouvé Claire, à midi, elle me dit que ça faisait environ trois ans qu'elle ne décolèrait plus. Perfide, je lui demandai ce qui pouvait la mettre dans un tel état. Au cours de la journée et de nos conversations, les sujets de colère n'ont pas manqué : la France, le monde tel qu'ils sont et là où ils vont. medium_ELJBMI0001.jpgEt avant de nous séparer, elle me dit :" Tu comprends maintenant ?" Bien sûr que j'avais compris. Mes colères sont les mêmes que les siennes, chroniques et ne se limitent pas à m'énerver contre Télérama. Hélas !
Agathe, le personnage que nous faisons vivre pour le magazine Julie, tous les mois est comme nous, en somme : une râleuse.

27.11.2006

La suite promise...

Donc, après la visite de la galerie Daniel Templon, nous sommes allées, Claire et moi, à la Galerie Lambert. Il y avait une magnifique exposition d'Anselm Kiefer qui s'intitule Für Paul Celan. Des vers du poète sont écrits sur les murs. Sombres, très sombres. Les toiles sont aussi d'une extrème noirceur. On pense à des vignes en hiver dans un paysage plus ou moins neigeux, mais les allignements des ceps jusqu'à l'horizon fait penser aussi à un immense cimetière militaire. Des élements métalliques incrustés dans certaines toiles rappellent des armes. Au sol, il y a des installations avec les espèces de livres aux pages de fer qu'on lui connait. La mémoire est là-dedans. Plusieurs fois, j'ai eu la chance de voir des oeuvres d'Anselm Kiefer (à Avignon à la Fondation Lambert mais aussi à Berlin) mais toujours isolées parmi d'autres. Ici l'ensemble est saisissant. Je vous conseille de faire la visite virtuelle en cliquant ici, à défaut de pouvoir vous y rendre.
Dans le cahier de presse de l'exposition Philippe Cognée à la Galerie Daniel Templon, il y avait un article de Télérama signé Olivier Céna. On ne sait pas comment, en parlant de Philippe Cognée, il en arrive rapidement à Anselm Kiefer. Il les compare et aimer le second lui permet d'enfoncer le premier, exercice facile du critique d'art qui va, sa coupe de champagne à la main d'une galerie à l'autre. Bien sûr que le thème de la mort est commun aux deux artistes, mais là, il semblerait que le voisinage des deux galeries soit la seule raison qu'il ait eu à les rapprocher. Il utilise l'un pour descendre l'autre. Minable. Cela m'a mise, une fois de plus, en colère contre cet hebdomadaire. Un article où il dit Philippe Cognée fait comme ceci mais l'autre il fait comme cela. À quand les critiques de cinéma faites sur le même moule ? "Tel film est moins bien que celui que j'ai vu hier, bien que celui qui passe dans le cinéma d'en face ne soit pas si mal...".
Le fairplay de la galerie Templon a fait que l'ont n'a pas omis de mettre un tel article dans le cahier de presse.
Mon opinion ? J'ai beaucoup aimé l'un et l'autre. Des émotions différentes ont le droit de cohabiter, n'est-ce pas ?

25.11.2006

Escapade à Paris

Le programme était serré, car le prétexte à ce petit voyage à Paris était essentiellement le Salon du Livre de Jeunesse à Montreuil. Des rendez-vous un peu espacés ne m'ont laissé que peu de temps pour les balades dans Paris.
C'est un rituel, à présent, je retrouve Claire Le Grand, la dessinatrice avec laquelle je fais Les bonheurs d'Agathe pour le magazine Julie qui non seulement est une collaboratrice mais aussi une amie. Certes, nous profitons de cette rencontre pour papoter mais aussi nous nous faisons une expo. Cette année par de billets réservés à l'avance : nous avons décidé de nous balader dans les galeries.

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Entre autres, nous avons visité la Galerie Daniel Templon. Il y avait une exposition de Philippe Cognée. Je ne le connaissais pas, mais Claire, ancienne élève des Beaux-Arts de Nantes, sans avoir suivi de près son travail, le connaissait car lui aussi est issu de la même école. L'exposition s'appelle Blossom qui veut dire "fleur". En fait de fleurs, ce sont des crânes qui sont posés sur des fonds de couleurs vives. On pourrait penser aux nymphéas. La multiplicité des vanités, malgré les couleurs gaies, assaille le regard et saisit le spectateur d'angoisse. Les toiles sont travaillées à la cire qu'il lisse et floute d'un coup de fer à repasser. Outre ces champs de morts, il y a quelques auto-portraits tout aussi angoissants et forts. Bien que déformés toujours par la même technique, le regard reste fixe et accroche comme s'il venait d'outre-tombe. Magnifique, saisissant.
Je raconterai la suite de cette escapade plus tard, avec la visite de la Galerie Yvon lambert, comment, une fois de plus, Télérama m'a énervée, et puis plein d'autres choses. Mais aujourd'hui, je n'ai pas trop le temps de faire plus long.

22.11.2006

Protégeons les enfants !

Le directeur des Beaux-Arts de Paris, Henri-Claude Cousseau, vient d’être mis en examen. On lui reproche d’avoir contribué à montrer des images à "caractère pornographique, violentes, portant atteinte à la dignité de l’enfant", dans une exposition au Centre d’arts plastiques contemporain de Bordeaux en 2000. J'ai entendu à la radio, la description d'une des oeuvres exposées par une dame membre de l'association La Mouette, association de protection de l'enfance. Elle parlait du zizi qui était représenté de façon non conforme et pouvait créer des angoisses chez certains petit garçons. L'argument est de poids.medium_bouts3.jpgElle employait le mot "zizi", la gentille dame ! Question angoisses, elle devrait montrer un peu plus certains tableaux religieux de maîtres italiens ou flamands à ses petits-enfants, parce que pour les tortures en tous genres dans les profondeurs de l'enfer, c'est assez raffiné.
Par contre, j'ai entendu ce matin au réveil, lors des infos sur France-Inter, qu'on avait découvert une secte dans les Pyrénées Atlantiques, où les enfants vivent coupés du monde. Une personne interviewée disait : "Ces enfants sont tellement coupés du monde qu'ils ne connaissent même pas Zinedine Zidane." Affreux, non ? À vouloir trop les protéger...

21.11.2006

Toujours du gris

Pour lutter contre la morosité du ciel, j'ai décidé de changer la couleur d'un mur....
medium_P1010022.8.jpgmedium_P1010023.5.jpgmedium_P1010024.7.jpgmedium_P1010025.3.jpgmedium_P1010026.2.jpgmedium_P1010027.4.jpgmedium_P1010028.6.jpgmedium_P1010029.6.jpg
Je l'ai peint en gris !

Temps gris

Temps gris et pluvieux qui me fait hésiter à chausser mes chaussures de sport et à aller faire ma course tri-hebdomadaire le long du canal. Je sens que, la saison avançant, la régularité ne pourra pas être maintenue. Le problème n'est pas dans la performance -de ça je m'en fiche-, mais dans le bien que ça fait à mon cerveau. Oui ! Quand je cours, en principe je fais toujours le même parcours de façon à ne pas avoir à réfléchir au trajet emprunté (il m'est arrivée trop souvent de me perdre !) et je choisis des sentiers sans voitures de façon à ne pas être obligée de devoir faire attention à ne pas me faire écraser, et alors, je laisse ma pensée aller librement, au rythme de mon pas, sans contrainte. Les idées me viennent, je me régale des paysages changeants. Changeants, comme le Ventoux en fond.
Ce matin, il pleut. Ciel gris. Demain, je prends le train pour aller dans le gris.

20.11.2006

Les oliviers

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Hier, c'était la cueillette des olives. Les copains et les enfants s'étaient mobilisés pour l'occasion.medium_P1010025.2.jpgmedium_P1010028.5.jpg



On a même eu droit à un défilé de char romain avec un général triomphant !

15.11.2006

Le boulot des Minisitres de la Culture !

Hier, je suis tombée sur un article de Libération qui m'a laissée complètement KO. Ce ne sont pas les sujets d'énervement qui manquent quand on parcourt l'actualité, certes, mais là c'est plutôt la stupefaction et le désespoir qui ont été mes sentiments en lisant ces lignes. Les ministres de la Culture se réunissent à Bruxelles, non pas pour parler de théâtre, cinéma, littérature mais de la télévision et plus particulièrement de la publicité à la télévision ! Ils en veulent un peu plus, de cette bonne vieille pub, un peu plus qui coupe les films, les émissions. Et oui, être Ministre de la Culture, c'est vouloir abrutir le peuple avec de la publicité. Sachant que le téléspectateur pour recevoir la publicité pleinement doit avoir le cerveau disponible, on imagine d'ici, les programmes entre les spots publicitaires ! Ce devrait être le boulot du Ministre du Commerce, ça !
medium_IMGP0786.jpgHier, toujours, j'écoutais sur France Inter, la Bande à Bonnaud qui avait pour invité Bernard Stiegler. Celui-ci est philosophe, mais a eu un parcours particulier, puisqu'il est passé par la case" prison" et ce, pendant cinq ans. Cette expérience lui a complètement changé la vie, puisque c'est à partir de ce moment-là qu'il s'est mis a étudier. Il a pu le faire car il avait choisi d'être seul en cellule (quelque chose de quasiment impossible de nos jour à cause de la surpopulation carcérale). Le thème de la journée sur France-Inter était sur les États Généraux sur les prisons et évidemment, on lui a demandé ce qu'il envisageait pour faire des prisons françaises autre chose que ce qu'elles sont aujourd'hui. Sa première réponse fut de supprimer la télévision. Il explique très bien l'abrutissement qu'elle provoque, les tentations qu'elle suscite, le bruit qu'elle produit dans un milieu déjà très bruyant. Je vous conseille d'écouter sur le site la première demi-heure de l'émission de la bande à Bonnaud, car sa théorie est très intéressante.
Mais, je ne pense pas que sa proposition soit retenue. Le Ministre de la Culture, rentrant à peine d'une réunion avec ses homologues européens, pourrait s'y opposer farouchement.

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