01.01.2007

C'est ce que je nous souhaite...

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31.12.2006

Les années se suivent...

Les années se suivent et parfois se ressemblent. L'an dernier, je m'étais replongée dans le poème de François Villon La Ballade des pendus, à cause de tous ces Pères Noêl made in China, accrochés aux façades des maisons et lamentablement tourmentés pas le vent. Sur feu le précédent blog, j'avais lancé une chasse photographique où j'avais récupéré pas mal de photos de ces Pères Noël made in China. Cette année, ils me semblent encore plus nombreux et leur fabrication par million par de petites mains chinoises a dû contribuer à gonfler le chiffre de la croissance économique de ce pays.
Aujourd'hui, si je ressors La Ballade des pendus, c'est pour un sujet d'actualité et ce n'est plus sur le ton de l'ironie. Je veux bien sûr parler de la pendaison de Saddam Hussein. Le bonhomme n'était pas des plus sympathiques, ne valait pas plus cher que Pinochet, avait lui-même ordonné des milliers d'exécutions capitales pour se débarasser d'opposants à son régime sans pitié. Mais, l'Occident, et notamment les deux compères Bush-Blair qui se félicitent d'un tel acte, ceux qui prétendaient envahir l'Irak pour y rétablir la démocratie, je trouve qu'ils s'y prennent vraiment mal.
Qu'est-ce qui a changé par rapport à l'époque de Villon ? Pas grand chose. Il aurait pu dire : fûmes occis
par justice
aussi.

Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
Là, les choses changent. On ne laisse plus le cadavre exposé à la vindicte populaire ni aux intempéries. Quoique... Ces images (que je n'ai pas vues mais que France Inter racontait par le menu dans chaque flash d'info, hier), ont fait le tour du monde par les télés sattelitaires et internet. Des millions de personnes ont pu les voir. C'est beaucoup plus médiatique que de laisser le dictateur pourrir en prison à perpétuité. Méthode moderne pour exposer un cadavre à la vindicte populaire.
Demain, nous serons en 2007. XXIème siècle. Au lieu d'écrire, en titre, les années se suivent, j'aurais pu mettre les siècles se suivent, et rien n'a fondamentablement changé.

30.12.2006

Un petit signe de vie

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Pendant quelques jours, je suis partie me mettre au vert (qui était plutôt jaune comme on peut le voir sur la photo!). Et le ciel était bleu... Et le petit matin, tout blanc (mais là pas de photos car je regardais le givre de mon lit !)
On va essayer de bien finir l'année pour en commencer une autre que nous nous souhaiterons meilleure. Il faut bien rêver un peu.

27.12.2006

Les jumeaux-tomates

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Extrait de À la recherche du temps perdu (Sodome et Gomorrhe) p 854 ed. La pléiade
Non loin de nous était M.Nissim Bernard, lequel avait un oeil poché. Il trompait depuis peu l'enfant des choeurs d'Athalie avec le garçon d'une ferme assez achalandée du voisinage, "Aux Cerisiers". Ce garçon rouge, aux traits abrupts, avait absolument l'air d'avoir comme tête une tomate. Une tomate exactement semblable servait de tête à son frère jumeau. Pour le contemplateur désintéressé, il y a cela d'assez beau, dans ces ressemblances parfaites de deux jumeaux, que la nature, comme si elle s'était momentanément industrialisée, semble débiter des produits pareils. malheuruesement, le point de vue de M. Nessim Bernard était autre et cete ressemblance n'était qu'extérieure. La tomate n°2 se plaisait avec frénésie à faire exclusivement les délices des dames, la tomate n°1 ne détestait pas condescendre aux goûts de certains messieurs. Or, chaque fois que, secoué, ainsi que par réflexe, par le souvenir des bonnes heures passées avec la tomate n°1, M. Bernard se présentait "Aux Cerisiers", myope (et du reste la myopie n'était pas nécessaire pour les confondre), le vieil israélite, jouant sans le savoir Amphitryon, s'adressait au frère jumeau et lui disait : "Veux-tu me donner rendez-vous pour ce soir ?" Il recevait aussitôt une solide "tournée". Elle vint même à se renouveler au cours d'un même repas, où il continuait avec l'autre les propos commencés avec le premier. À la longue, elle le dégoûta tellement, par association d'idées, des tomates, même de celles comestibles, que chaque fois qu'il entendait un voyageur en commander à côté de lui, au Grand-Hôtel, il lui chuchotait : "Excusez-moi, Monsieur de m'adresser à vous, sans vous connaître. Mais j'ai entendu que vous commandiez des tomates. Elles sont pourries aujourd'hui. Je vous le dis dans votre intérêt car pour moi cela m'est égal, je n'en prends jamais."

26.12.2006

Le boxing day

Les britanniques appellent ainsi le jour qui suit Noël, jour nécessaire à redescendre sur terre, me semble-t-il, une sorte de palier de décompression.
Le Père Noël m'a apporté un nouvel appareil photo, le précédent, un des premiers numériques, étant mort (Ce qui explique l'absence de mes photos depuis quelques temps sur le blog). Le boxing day sert à lire les modes d'emploi de certains cadeaux reçus.
Le boxing day sert aussi à se dire que, malgré tout, il n'y a pas eu de miracle à Noël. Les tentes des SDF sont toujours le long du canal Saint-Martin (Pourquoi le Père Noël de la place Beauvau attend-il deux ans pour faire des miracles ?), James Brown est mort ainsi que le bonsaï que j'avais libéré, victime du gel (le bonsaï, pas James Brown !).
Alors, bon Boxing Day à tous...

25.12.2006

Sous le signe de Proust...

medium_alarecherchev.jpgmedium_2848760699.01._SS500_SCLZZZZZZZ_V39610004_.jpgParmi les premiers cadeaux reçus, il y a ces deux livres ainsi que Journées de Lecture du cher Marcel paru chez Fata Morgana. Je sens que ce Noël sera sous le signe de Proust.



Ce matin, j'ai regardé ce petit film, et je dois dire que cela m'a bien amusée. Enfin ! On s'occupe de ces Pères Noël pendus aux façades des maisons...

24.12.2006

Les boules de Noël

medium_fun_boules_noel_800.jpg Je ne sais pas pourquoi mais les tensions accumulées tout au long de l'année trouvent leur épanouissement à Noël. C'est l'occasion de se dire tout ce qu'on a sur le coeur, de vider le trop plein, en quelque sorte, de régler ses comptes. Ce n'est pas comme ça dans votre famille ? J'ai du mal à le croire. Ce matin, de bonne heure, en allant faire les courses, j'entendais des conversations ; il n'était question que de querelles familiales.
J'ai les boules... les boules de Noël, bien sûr.
Quand l'injustice, la mauvaise foi, ne viennent pas se loger dans les familles, c'est à l'extérieur (ou plutôt à l'Intérieur puisqu'il s'agit de son ministre chasseur d'enfants) qu'elles s'exercent. Je vous laisse lire les ignominies dont notre pays est coupable en cette veille de Noël sur le site de RESF
Là aussi, j'ai les boules... les boules de Noël, bien sûr.

22.12.2006

Céleste, toujours Céleste...

medium_47long.jpg En ouvrant Sodome et Gomorrhe, hier soir (page 846 volume II de la Pléiade) je suis tombée sur ces lignes...

Malgré la difficulté qu'il y avait pour un client à aller dans les chambres de courrières, et réciproquement, je m'étais très vite lié d'une amitié très vive, quoique très pure, avec ces deux jeunes personnes, Mlle Marie Gineste et Mme Céleste Albaret. Nées au pied des hautes montagnes du centre de la France, au bord de ruisseaux et de torrents..., elles semblaient en avoir gardé la nature. Marie Gineste était plus régulièrement rapide et saccadée, Céleste albaret pls molle et languissante, étalée comme un lac, mais avec de terribles retours de bouillonnement où sa fureur rappelait le danger des crues et des tourbillons liquides qui entraînaient tout, saccagent tout.... Je n'ai jamais connu de personnes plus volontairement ignorantes, qui n'avaient absolument rien appris à l'école, et dont le langage eût pourtant quelque chose de si littéraire que, sans le naturel presque sauvage de leur ton, on aurait cru leur parole affectée.

Vous avait remarqué la façon de parler de la vraie Céleste ?
...tandis que je trempais des croissant dans mon lait, Céleste me disait : " oh! petit diable noir aux cheveux de geai, ô profonde malice! je ne sais pas à quoi pensait votre mère quand elle vous a fait, car vous avez tout d'un oiseau. Regarde Marie, est-ce qu'on en dirait pas qu'il lisse ses plumes, et tourne son cou avec une souplesse ! il a l'air tout léger, on dirait qu'il est en train d'apprendre à voler. Ah! vous en avez de la chance que ceux qui vous ont créé vous aient fait naître dans le rang des riches; qu'est-ce que vous seriez devenu, gaspilleur comme vous êtes? Voilà qu'il jette son croissant parce qu'il a touché le lit. Allons bon, voilà qu'il répand son lait, attendez que je vous mette une serviette...

En regardant la vidéo, quand Céleste, la vraie, parlait du café au lait qu'elle apportait à l'écrivain, au lit, j'ai pensé que ce n'était pas une opération facile de boire au lit et que, tout Marcel Proust qu'il était, il avait dû en renverser des bols dans les draps. La réflexion qu'il attribue à la Céleste du roman, il avait dû l'entendre de la bouche de la Céleste, la vraie.

21.12.2006

Une journée Céleste

medium_foto1_4642.2.jpg La journée commença avec un signe céleste. Je trouvai sur le Journal LittéRéticulaire du jour un lien qui me menait à une interview de la fidèle Céleste Alabret qui raconte les derniers instants de Proust. Émouvant et troublant. "Il travaillait après avoir pris son café au lait, le deuxième. " De multiples détails sur l'écrivain qui montrent la fragilité de l'homme par rapport à son oeuvre.
Puis, un peu plus tard dans la matinée, PAG m'a envoyé un autre lien. On y retrouve la vidéo de Céleste et quelques autres témoignages sur ce cher Marcel. Si ce n'est pas un signe du ciel tout ça, je n'y comprends rien.

20.12.2006

La mort accidentelle d'un merle

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Hier, ébloui par un rayon de soleil dans une vitre, un merle est venu la heurter. Il s'y est irrémédiablement assommé. C'est toujours l'hiver que ce genre d'accident se produit, le soleil étant rasant. C'est dommage, car j'aime bien les merles qui vivent dans mon jardin. Peu sauvages, ils se laissent facilement observer.

Hier, encore, ma coiffeuse m'énumérait la multitude de cadeaux que son fils de trois ans allait trouver au pied du sapin. Dans le lot, il y aura une carabine, pour faire comme son grand-père qui est chasseur. D'ailleurs, l'enfant dès qu'il voit un oiseau, " Il fait pan! pan!." dit la coiffeuse.
"La carabine en plastique le conditionnera un peu plus vers son avenir de chasseur." ai-je pensé.

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