29.05.2007

Les Carnets de Cuisine de Léa (suite)

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J'avais déjà parlé dans un précédent article de la prochaine publication "Cousu Main". Pour les impatients, je confirme que ça ne saurait tarder ! Dès à présent, les souscriptions sont ouvertes :
LES CARNETS DE CUISINE DE LÉA.
Textes de Léa Coulanges.
Illustrations de Gilles Ribstein.
ISBN 2-9523435-7-8
28 pages. 17cm X17cm
6 €

Pour tout renseignement supplémentaire, faire une demande par mail à l'adresse indiquée dans la colonne de gauche.

25.05.2007

les morts, les vaches... et les vivants

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Je continue la balade commencée lors du billet précédent. Je disais que certains patronymes revenaient avec insistance sur les tombes. Notamment celui de Pignol. C'était le nom que portait le précédent maire, entre autres célébrités locales. Mais, je voudrais parler de Paul Pignol. Il y a treize ans, nous avions loué une maison non loin de là, de l'autre côté de la rivière. Nous avions fait connaissance (ou plutôt, c'est lui qui avait fait connaissance avec nous !) avec un certain Paul Pignol. Tous les jours, en début d'après-midi, cet étrange promeneur, ouvrait le portail et s'intallait dans la cuisine en réclamant un café (et des cigarettes, mais ça nous n'en n'avions pas). Il entamait une conversation étrange où il nous parlait de la guerre qu'il avait soit disant faite, mais ne disait pas laquelle et surtout s'amusait à demander la date de naissance de toutes les personnes présentes, les enfants, les amis de passage. Les jours suivants, sans se tromper il nous ressortait les dates en les attribant à qui de droit. Le café bu, il s'en allait, sans prévenir de son départ. Il se levait de table et repartait sur les chemins. Toute la journée, ainsi, il marchait. On lui attribue plus d'une vingtaine de kilomètres par jour. Cet hiver, sur une route, il me semblait l'avoir reconnu. Je le croyais très vieux et fut étonnée de le revoir treize ans après arpentant les chemins. En fait, c'était bien lui, Paul Pignol, le visiteur des débuts d'après-midi de l'été 1994. En tant que future résidente, on m'a mise au courant des particularités de l'endroit et donc des habitudes de ce promeneur. Ne surtout pas s'affoller quand on voit entrer chez soit ce bonhomme mince au chapeau mou, canne à la main. Sa conversation est toujours la même. Sa mémoire regorge de date de naissances. Il a 83 ans. Personne ne l'a jamais vu travailler, pas même aider à rentrer les foins. Été comme hiver, il va sur les chemins faisant des visites sans préambule à ceux qui se trouvent sur son passage, buvant une tasse de café, quémandant une cigarette et posant quelques questions sur l'état civil des personnes présentes.

Ces retrouvailles me plaisent. Et puis, si on veut tirer des conclusions scientifiques à tout ça, on peut dire que la marche, le café et les cigarettes, ça conserve et que, surtout, pour garder la santé, il ne faut jamais travailler !

23.05.2007

les morts, les vaches...

C’est vers le cimetière du village que mes pas m’ont entraînée, tout naturellement, après avoir visité la maison qui bientôt sera nôtre. Alors que j’avais envie de marcher à travers champs, voici que je me faufilais entre les tombes qui encerclent l’église. 471fc02884a4845c7aafb2e427490756.jpgJe me suis alors souvenue qu’il y a plus de dix ans, lorsque nous avions déménagé et changé de région, j’avais eu le même réflexe. J’avais exploré ainsi les villages alentour, essentiellement leurs cimetières. Ne connaissant personne, j’avais commencé par faire connaissance avec leurs morts, appris ainsi les patronymes les plus usités et découvert le destin tragique de quelques-uns de leurs ancêtres que la descendance avait peut-être oubliés.

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Hier, j’ai commencé la balade par l'ancien cimetière, puis continué la suite de l’histoire avec le « moderne ». Des noms, toujours les mêmes peuplent les lieux. Des noms que je serai amenée à retrouver, quand j’y habiterai, des noms de vivants, cette fois-ci.
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Puis, j’ai fait quelques pas à travers les pâturages.
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Certains sont blancs de narcisses et embaument. Voici le festin que se font les heureuses vaches…6cdb4e713c9212c6bf7f93820f43ba93.jpg9abe40aa0e1cb6b183842ede3225fc6a.jpg2b14c2fff173cc79d2de34b7efee1321.jpg855afa7a918388a6490b3796e29f4589.jpg

20.05.2007

Déçue !

Ce matin, je suis allée à la messe* à Bormes-les-mimosas. Pas d'apparition ! Le miracle n'a pas eu lieu.

* That's a joke.

16.05.2007

Lire en Mai à Nyons !

Juste un petit rappel. Demain, 17 mai et samedi 19 mai Cousu Main sera à Nyons, pour la manifestation Lire en Mai dont le thème, cette année est la gourmandise. Évidemment, il n'y aura pas que Cousu Main et le programme alléchant vous invite à vous promener dans cette région superbe.
J'aimerais, en aparté, vous faire part d'une réflexion tout à fait personnelle et qui n'engage que moi : je trouve, en regardant les photos de Sarko, ces jours-ci sur internet, qu'il est bien bronzé, le bougre. Deux jours, sur le rafiot de son collègue milliardaire suffiraient à avoir le hale parfait ? Je pense que les UV en cabine doivent bien améliorer tout ça. Il se la pèterait à la Kennedy, l'affreux ? Ignore-t-il que si Kennedy était en permanence bronzé, c'était parce qu'il était atteint de la maladie d'Adisson ? Où en est-on de la démocratie ? Jusqu'au bronzage pour faire monter les sondages !!! Bronzage? Mais pas trop, car on pourrait confondre avec...
Je suis énervée.

15.05.2007

Giuseppe Penone

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C'est au Jas de Bouffan à Aix-en-Provence que j'avais pris ces photos. Difficile de rendre, l'impression que l'on ressent au contact de cette oeuvre de Giuseppe Penone. L'arbre est en bronze et ce n'est qu'en le touchant, quasiment, qu'on se rend compte qu'il ne s'agit pas d'une écorce vraie. Il est déraciné, surélevé du sol par des tuteurs, "se rapproche ainsi de la lumière" comme le dit l'artiste. À proximité de chacun de ces tuteurs, un jeune arbre a été planté. Le tronc de celui-ci, en croissant, englobera le tuteur et chaque racine de l'arbre de bronze deviendra vivante. Un même type d'arbre se trouve au Jardin des Tuileries. Là, le processus d'englobement est déjà amorcé.
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Pourquoi je parle de Giuseppe Penone, aujourd'hui ? Tout simplement, parce qu'hier, j'ai vu au cinéma un film sur cet artiste.
Contrairement à certains artistes contemporains, il ne se perd pas en discours parce que son travail est au coeur de la matière à la recherche de l'essence de la vie, donc interpelle chacun de nous, sans passer par des chemins intellectuels, pas toujours très sincères.
Le fil conducteur du film est la création de l'oeuvre qui fut présentée dans le hall de Beaubourg en 2004. Il a acheté aux enchères un cèdre du parc de Versailles tombé lors de la tempête de 1999. Cet arbre avait plus de 200 ans. Giuseppe Penone va le creuser en son centre pour retrouver l'arbre aux alentours de ses vingt ans. D'un arbre mort, il dévoile l'enfance. On le voit creusant la matière jusqu'au coeur fatidique, jusqu'à montrer le jeune arbre qu'il fut. C'est très émouvant.
Il fait de même pour le marbre qu'il érode pour en montrer les veines nées du processus de sédimentation qui le constitua.
Il dit que notre société s'efforce d’effacer les traces en nettoyant de façon incessante alors que lui cherche les traces pour les mettre en évidence, car elles sont les signes de la vie.
Giuseppe Penone nous offre son regard sur la nature, sur le temps qui la transforme sans que notre oeil s'en aperçoive, nous montre la vie, le mouvement, dans ce qui peut nous paraître le plus figé. Par exemple, il a pris une pierre dans le lit d'une rivière, et puis, il est allé chercher en amont un bloc de la même matière que cette pierre, il l'a ensuite sculptée pour lui donner la même forme que celle recuillie en aval. L'artiste s'est mis dans la peau de la rivière qui siècle après siècle a érodé la roche. Réduction du temps. L'artiste imite la Nature.

Si, un jour, on nous propose des documentaires de cette qualité à la télévision, peut-être que je rebrancherai l'antenne. Mais, je crains que ce type de film ne soit pas propice à vendre des parts de cerveau disponibles à Coca-Cola.

13.05.2007

Crise de foi !

André Breton écrivit :

"Le christianisme est une réclame pour le ciel."

Il ajouta :
"Une réclame pour le ciel, assez frappante, assez convaincante, pour que tous les êtres se tuent."

Heureusement, le ciel ne m'intéresse pas.

12.05.2007

Le Festival d'Avignon s'approche

Un moment que je ne rate jamais, c’est la présentation du prochain Festival d’Avignon à la Scène Nationale de Cavaillon. Les autres années, nous avions Vincent Baudrillet pour nous décortiquer le programme. Cette fois-ci, ce fut Hortense Archambault qui se colla à l’exercice. Passionnée et modeste, elle défendit chacune des 95 pages du programme. Le choix est difficile et pourtant, il faut choisir (rapidement) pour avoir les places désirées au tarif réduit. Privilège non négligeable. Alors, j’ai coché un certain nombre de spectacles. Comme d’habitude, même à tarif réduit, l’addition est salée, le temps manque aussi, on est obligés d’éliminer. D’emblée, j‘élimine le spectacle qui sera présenté lors de la prochaine saison à Cavaillon. Ce qui me tente, d’une part, parce que c’est mis en scène par Frédéric Fisbach qui est l’artiste invité de l’année, et parce qu’il met en scène des Feuillets d’Hypnos de René Char, centenaire oblige, j’ai coché a priori ce spectacle. Ce qui est intéressant, c’est que dans cette création des amateurs sont mis à contribution. Ils préparent déjà le spectacle. Une de mes amies en fait partie. J’ai voulu en savoir plus en l’interrogeant mais le metteur en scène leur a intimé de garder le secret. Après deux verres de vin blanc ( vin de Lumière – Luberon = excellent) elle m’a avoué qu’elle n’en savait pas beaucoup plus car ils cherchaient et pour l’instant ne savaient pas vraiment où ils allaient. Quoi qu’il en soit j’irai…
Novarina sera très présent lors de ce 61ème Festival. Je choisirai plutôt le spectacle à la Chartreuse : AJOUR. On en est à choisir en fonction de l'horaire et du lieu !
Puis, il y a Frank Carstorf de la Volksbühne qui monte un texte de Céline, Norden qui parle de la chute du Reich. Pièce en allemand, langue que j'affectionne particulièrement. Et puis, il y a Mnouchkine; Le premier spectacle que j'ai vu d'elle, c'est en 1982, Richard II dans la cour d'Honneur. Cette année, Les Éphémères, 8 h de représentation, entr'actes comprises. En 2003, j'avais ma place et tout est tombé à l'eau. Cette année, que va-t-il se passer ? Annuler un Festival, n'a eu aucune influence sur les "vendus" qui ont sabordé le statut des intermittents du spectacle.
Bon, il y a plein d'autres choses à voir. Mais comme je ne suis pas comme ces critiques théâtraux, et notamment ceux qui fréquentent le masque et la plume, qui quittent un spectacle bruyamment ou carrément boycottent un festival entier pour montrer leur désapprobation, je paie mes places ! Et ça réduit considérablement mes envies.
Il y a pas mal de choses gratuites qu'il ne faut pas rater : Quartett de Heiner Müller dans la cour d'Honneur par Jeanne Moreau et Samy Frey. Une seule représentation, reservations le matin même etc... En fait, il s'agit d'une lecture qui sera retransmise sur France Culture. La voix de ces deux acteurs suffira à mon bonheur, donc j'écouterai à la radio ou je podcasterai .
En Arts Palstiques, c'est le bonheur avec deux expositions d'Agnès Varda. La première, il s'agit de l'hommage aux justes de France qui avait été présentée au Panthéon. La seconde, Je me souviens de Vilar en Avignon où elle a présenté les photos qu'elle a prises dès le second festival en 1948. Une joie, vraiment, pour moi de voir un peu de Varda (dont je me fait des injections DVD régulièrement... Quand on aime...)
Payant, cette fois-ci, à la fondation Lambert, une exposition Cy Trombly (j'aime) et aussi Andrès Serrano (j'ai beaucoup aimé sa dernière expo) qui a photographié les sociétaires de la Comédie Française. Et à Campredon, à l'Isle/Sorgue, une exposition des artistes qui ont cotoyé Char et des manuscrits.
Il y a plein d'autres choses. Trop en même temps.
Le Cirque Moralès revient sur la Barthelasse. en 2003, ils avaient monté et démonté le chapiteau, c'est tout. Quelqu'un de la troupe distribuait des invitations en souhaitant réussir le Festival 2007.

Gentils coquelicots (4)

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Photo prise sur la route de Cavaillon.

11.05.2007

Gentils coquelicots (3)

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Même si elle a quelque peu triché, car la photo fut prise l'année dernière dans le centre de Carpentras, voici le champ de coquelicots que nous envoie la la Fanchon.

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