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17.06.2007

Prune-fesses pour détendre l'atmosphère

Je ne pensais pas, en mettent la photo d'un garrì, déclencher une telle bagarre dans les commentaires. "Le rat est-il un animal subversif par essence?" pourrait être un sujet de bac de philo. Alors, pour détendre l'atmosphère je voudrais présenter en avant-première, avant leur maturité, quelques prunes d'un arbre de mon jardin (Je dois préciser que mon jardin n'est pas à la campagne, qu'il est en ville, et que, par conséquent, ce rongeur occis par une bande de chats serait plutôt un rat qu'un mulot ).

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Je le promets, je vais la traquer cette prune encore verte. Je vais vous la montrer toute dorée, comme les fesses de Brigitte Bardot dans le Mépris.
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Elle a, lorsqu'elle prend son bain de soleil sur la terrasse de la villa de Malaparte à Capri, un livre, une série noire, posé délicatement sur son postérieur. Est-ce que quelqu'un peut me dire comment on arrive à lire avec son cul ? Ceci dit, c'est le meilleur rôle de Brigitte Bardot outre la performance fessière et le film, sans conteste, est un chef d'oeuvre que je ne me lasse pas de voir et revoir régulièrement.
Hier, en me rendant à Uzès pour le festival de danse (j'ai enchaîné trois spectacles dans un véritable bonheur), j'écoutai sur France Cul (et pas France-fesses !) le Marathon des mots à Toulouse où dans une rare interview de Gracq, celui-ci parlait de son admiration pour Breton. C'est pourquoi, j'ai envie de citer ici quelques lignes de La lampe dans l'horloge, essai écrit en 1947 :
"Du fond de ce couloir pestilentiel où se trouve engagé l'homme d'aujourd'hui, il devient moralement presque impossible de reprendre haleine. Le retrait, l'effondrement des perspectives oblige qui veut continuer à honorer son nom d'homme à se replier sur soi-même, à s'interroger sans faiblesse sur les nouvelles conditions faites à la pensée... Il est dur, il est par moment, sinon décourageant, du moins débilitant au sens physique du terme, d'observer que l'histoire est en train de se jouer avec des dés pipés de la sorte."

Les fesses dans l'arbres ou le Mépris ou la citation de Breton, je l'espère ne nous entraîneront pas sur des terrains marécageux !

Commentaires

J'aime bien tes fruits !

Ecrit par : Don Jerry Can | 17.06.2007

" Est-ce que quelqu'un peut me dire comment on arrive à lire avec son cul ? "

Oui. Moi.

Soit le bout d'extrait suivant : " [...] pipés de la sorte ", et patati et patata...

Ecrit par : Laurent Morancé | 17.06.2007

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