25.06.2007
Soirée "René Char" au le Ciné-club
Je vais faire de la publicité pour le ciné-club de ma bourgade qui a suivi son idée de commémorer à sa façon le centenaire de René Char. J'en avais parlé dans un article datant du mois de mai. Les pistes n'étaient pas encore très claires, mais les choses ont rapidement avancé.
Donc jeudi 28 juin, au cinéma Rivoli, sera projeté le film de Jean-Pierre Melville, d'après le roman de Joseph Kessel, L'armée des Ombres.
Claude Lapeyre, avant la projection parlera de l'homme, du poète, d son engagement. Quelques extraits des Feuillets d'Hypnos seront lus, pour illustrer son propos. Dans le Hors-série de Télérama sur René Char, on dit ceci de lui :
« Lorsque Claude Lapeyre lut pour la première fois la poésie de René Char, il ressentit comme un gifle au sommet du Ventoux. Alors, en voisin, il s’en alla un jour taper à la porte de ce colosse qui n’avait pas toujours la réputation d’un commode. « J’avais préparé des phrases que je n’ai jamais dites. Plus tard, il m’a raccompagné au bout du chemin, m’a proposé une promenade pour le mercredi suivant. Une promenade qui a duré vingt-cinq ans. Et pour moi, elle continue toujours. » En 1977, René Char a dédié à cet ami des longues marches entre Ventoux et Alpilles, « Les chants de Balandrane »….
Bon, j'ai fait la pub ! En plus, ce n'est pas cher : 4,50€ pour les membres du ciné-club et 5,50€ pour les autres. Alors, à jeudi !
16:30 Publié dans Film, poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note





Commentaires
Tiens, ce soir, nous revenons de voir DIALOGUE AVEC MON JARDINIER. Très beau.
Écrit par : P.A.G | 25.06.2007
Je suis de ton avis P.A.G, bon film grâce à un Darroussin époustouflant.
Pour le Ciné-Club c'est un peu loin.
Écrit par : La Fanchon | 26.06.2007
Ma mauvaise foi n'ayant pas de limites, je vais retranscrire un article paru dans les Inrocks n°601, de Jean-Marc Lalanne qui exprime avec autant de mauvaise foi mais mieux que je ne pourrais le faire, l'a-priori que j'ai par rapport à ce film.
"Une surcharge de travail pré-cannois ne nous ayant pas permis de voir le film, rendons donc hommage à l'affiche. Une rivière, une barque, deux vedettes avenantes : nous sommes bien dans un film 100% français, dont rien n'indique qu'il se déroule aujourd'hui ou au temps de Michou d'Auber, à savoir une France des années 50 qu'on continuerait à filmer et raconter comme dans les années 50. Cette assurance de produit de terroir altéré par 0% de modernité est d'ailleurs immédiatement avéré par le label en dessous du titre : "Le nouveau film de Jean Becker". Dialogue avec mon jardinier est donc le cadet d'une lignée de films patelins signés Jean Becker, une sorte d'Enfants du marais 2, au même goût de vin rouge et de pâté de campagne.
Le signifiant Becker renvoie immédiatement à la plus haute dignité patrimoniale (le père, Jacques, cinéaste brillant des années 40 et 50, dont l'oeuvre est pourtant aux antipodes de ce cinéma de restauration).
.......
Les douze ans de présidence chiraquienne ont correspondu à la refloraison de ce cinéma champêtre qui, d'"hirondelle qui fait le printemps" en "choristes" en culottes courtes, exhalait cette France de la IVe République . La France de Sarkozy, avide de management à l'américaine et d'accélération libérale, voudra-t-elle encore se rassurer avec ces désuettes vignettes ? Le box-office dira si le Dialogue avec mon jardinier a viré au dialogue de sourd."
Je vous avais prévenu c'est totalement de mauvaise foi. Mais, étant donné que je n'ai vu ni les Choristes, ni L'Hirondelle qui fait le printemps, ni les Enfants du Marais, je ne crois pas que j'irai voir le Jardinier. Et n'allez pas croire que je suis contre les films 100%français. Les Chansons d'Amour de Christophe Honoré, par exemple, c'est magnifique et il ne faut pas le louper.
Écrit par : Caroline | 26.06.2007
Le livre est cent fois mieux que le film (qui doit tout à Darroussin, Auteuil étant en-dessous de ce qu'il sait faire), à mon avis. Lisez Cueco, un régal !
Écrit par : Pascale | 26.06.2007
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