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30.06.2007
juste pour donner signe de vie...
Pas beaucoup le temps ces jours-ci...
Je voudrais vous offir deux vidéos, juste pour comparer :
Aujourd'hui et demain, je vais faire un stage d'écriture avec Marion Aubert. Je continue mon exploraiton de l'écriture théâtrale en atelier avec le quatrième auteur différent. À chaque fois, c'est une nouvelle piste. Où va-t-elle nous emmener ?
08:00 Publié dans Énervements, la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.06.2007
Les tomates aussi ont un nez
J'avais parlé d'une aubergine au long nez et je viens de trouver une tomate, munie elle aussi d'un nez.
Il semblerait que le port du nez chez les légumes et les fruits se répande. Devant une telle constatation, je suis en droit de me poser des questions :- Est-ce à des fins esthétiques uniquement, une sorte de mode dans le monde des primeurs ?
- L'organe a-t-il une fonction olfactive? Est-ce pour sentir l'ennemi, le végétarien qui n'en fera qu'une bouchée ? Dans ce cas, il leur manque les pattes qui leur permettraient de prendre la fuite avant de finir en ratatouille.
- Pouvant être atteint par de multiples maladies dont le mildiou, le légume muni d'un nez pourrait-il, à présent, s'enrhumer ?
Autant de questions qui troublent ma quiétude estivale...
Je voudrais donner des nouvelles de la prune-fesse que j'espérai voir mûrir et devenir dorée comme les fesses de Brigitte Bardot dans le Mépris. Décidément, Brigitte Bardot n'est plus ce qu'elle a été ! Les fesses sont devenues franchement asymétriques et peinent à mûrir, contrairement aux autres prunes. Malédiction ?
17:55 Publié dans fruits et légumes étranges | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.06.2007
certains restent d'autres s'en vont...
Aujourd'hui, je suis allée à Lyon pour voir si on avait enfin déboulonné la statue de Louis XIV sur la place Bellecour. J'en avais émis l'hypothèse dans un précédent article. Enfin, je n'y suis pas allée rien que pour ça, mais quand même, il est toujours là, fier de lui, sans vergogne, sur son cheval !
Après avoir pris la photo témoignant de la toujours présence du dictateur en bonne et due place dans la Capitale des Gaules, et fait deux ou trois formalités sur place, j'ai repris la route (non, l'autoroute envahie de camions) la radio branchée sur France Inter. C'était la dernière de laBande à Bonnaud. La dernière car demain, il y a grève sur France-Inter, la faute à qui ? À la bande à Bonnaud ! C'est une heure où j'écoute plutôt la radio, me trouvant souvent en voiture à ce moment-là. C'est le seul moment ou presque où j'écoute France-Inter, tellement le reste des émissions est d'une platitude affligeante. J'aimais Nicolas Demorand sur France-Cul, je dois avouer que sur France-Inter, je le trouve chiant.Donc, je disais que j'écoutais dès que possible la Bande à Bonnaud, parce que je trouvais ça drôle, impertinent, intelligent. Le reproche qui est fait à cette émission, c'est d'être trop élitiste. L'insulte ! C'est sûr qu'en parts de marché, par rapport aux Grosses têtes sur RTL, l'émission de Frédéric Bonnaud ne tient pas la route. On rit, mais pas des mêmes choses !
Et puis, je dois le confesser, Frédéric Bonnaud, j'ai toujours cru qu'à travers le poste, il me faisait des clins d'oeil, quand il truffait ses émission de citations de films d'Agnès Varda, sans le souligner et seuls les avertis s'en apercevaient, et aussi quand il invitait dès qu'il le pouvait Antoine de Baecque, qu'il faisait une interview fleuve de Romer, et quand ce soir, il a fini définitivement son émission avec la musique du film Deux Anglaises et le Continent, la voix tremblante d'émotion. Je l'avoue, j'ai eu les larmes aux yeux. Je conduisais et je me suis dit que la prochaine fois que je ferai ce parcours, ce sera ma fille qui conduira et que moi, comme Agnès Varda dans "Les glanneurs, la glanneuse" je filmerai ces centaines de camions qui obstruent l'autoroute. C'est ça aussi, être élitiste n'en déplaise à la France sarkozienne.
Je voudrais terminer sur une note plus gaie. Hier, à Avignon, j'ai vu des affiches où il était écrit :
"Rien n'est bon dans le Sarkochon !" Je suis désolée, mais ça me fait rire !
21:40 Publié dans Énervements, Je n'aime pas Louis XIV | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25.06.2007
Soirée "René Char" au le Ciné-club
Je vais faire de la publicité pour le ciné-club de ma bourgade qui a suivi son idée de commémorer à sa façon le centenaire de René Char. J'en avais parlé dans un article datant du mois de mai. Les pistes n'étaient pas encore très claires, mais les choses ont rapidement avancé.
Donc jeudi 28 juin, au cinéma Rivoli, sera projeté le film de Jean-Pierre Melville, d'après le roman de Joseph Kessel, L'armée des Ombres.
Claude Lapeyre, avant la projection parlera de l'homme, du poète, d son engagement. Quelques extraits des Feuillets d'Hypnos seront lus, pour illustrer son propos. Dans le Hors-série de Télérama sur René Char, on dit ceci de lui :
« Lorsque Claude Lapeyre lut pour la première fois la poésie de René Char, il ressentit comme un gifle au sommet du Ventoux. Alors, en voisin, il s’en alla un jour taper à la porte de ce colosse qui n’avait pas toujours la réputation d’un commode. « J’avais préparé des phrases que je n’ai jamais dites. Plus tard, il m’a raccompagné au bout du chemin, m’a proposé une promenade pour le mercredi suivant. Une promenade qui a duré vingt-cinq ans. Et pour moi, elle continue toujours. » En 1977, René Char a dédié à cet ami des longues marches entre Ventoux et Alpilles, « Les chants de Balandrane »….
Bon, j'ai fait la pub ! En plus, ce n'est pas cher : 4,50€ pour les membres du ciné-club et 5,50€ pour les autres. Alors, à jeudi !
16:30 Publié dans Film, poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24.06.2007
Des nouvelles
Je voudrais donner en vrac des nouvelles de :
- Marie, celle des Gisants satisfaits
Marie, morte, semblait aspirer tout l'air de la pièce. Longue, raidie par la dernière suée, elle reposait sur le plancher parmi les fourmis; même les meubles semblaient faire le vide autour d'elle et un vent vif, flairant le moisi, balayait le poussière. "Il faut l'enterrer, dit Anne; après trois jours de vie commune, elle enfle de plus en plus, et puis, il m'est impossible de cuisiner avec ça devant moi.- d'accord, dit Jérémie; qui va prévenir l'orphelin ? - Laisse cet affreux perroquet tranquille" répondit Anne avec colère.
Je ne dévoile pas grand' chose de l'intrigue du livre car dès le début, on sait qu'elle a rencontré son assassin.
l'aubergine trouvée sur le marché. Mon amie Vir, experte en aubergine, a mené une enquête et, preuve à l'appui, confirme qu'il s'agit bien d'un nez !
- un hérisson sauvé de la noyade. Repêché avec une épuisette et déposé dans une haie, pendant plusieurs heures, il a grelotté. Combien de temps a-t-il nagé pour ne pas couler ? Puis, il a repris des forces et est reparti à sa vie.
20:30 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23.06.2007
L'aubergine et les gisants satisfaits
Hier, je montrais la trouvaille faite sur le marché, mais, dans un genre différent, il m'avait été donné la chance d'en faire une autre. Chez le bouquiniste, en effet, il y avait ce livre de Joyce Mansour, édité chez Jean-Jacques Pauvert en 1958.
Une merveille, d'abord en tant qu'objet. Sur les pages courent de empreintes jaunes d'après un dessin de Max Walter Svanberg.Outre l'aspect, il y a bien sûr le texte. Les gisants satisfaits commence ainsi :
Au début, quand Dieu habitait un trou dans la terre et que son frère jumeau dormait au ciel, que l'univers était sans forme et vide, seuls quelques restes d'humanité vivaient au fond des profondeurs brouillées par la pensée créatrice, dans un hôtel de Nord-Africains avec vue sur la mer.Marie avala ses lèvres et cessa de mobiliser les astuces de son sexe pour observer la rue. Elle passait sa vie accoudée au balcon entre son grand-père Jérémie et sa soeur Anne qui était aussi incohérente qu'un poisson dans un bocal et aussi provocante. Prisonnière de sa longue attente, Marie ne parlait guère ; sa bouche cousue de fils blancs souriait au monde et le monde tendait avidement son cou pour mieux la surveiller. Elle était plus fascinante qu'une morte pour les voisins.
On a envie de connaître la suite...
Encore un extrait, tellement cette langue est magnifique :
Elle gronda le perroquet qui s'épuisait dans une très mauvaise imitation de cheval au galop. Puis elle s'assit et laissa courir ses yeux bleus autour de la pièce. C'était une chambre pauvrement vêtue de souvenirs délabrés, les meubles entraient dans des états seconds quand on coupait le gaz et les murs lézardés souriaient de plus belle chaque fois que la porte se fermait bruyament.
J'oubliais : ce livre est dédié à André Breton.
00:45 Publié dans Livre, poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.06.2007
L'aubergine au long nez
11:40 Publié dans fruits et légumes étranges | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.06.2007
1 an !
Aujourd'hui, faisons fi de cette fête de la musique qui s'est dénaturée au fil des années et fêtons plutôt la première année d'existence du blog Tout à fait décousu !
Je vous vois déjà en train d'aller fouiller dans les archives et découvrant que le premier billet date en fait du 20 juillet 2006. Il faut rappeler que son premier mois d'existence s'est passé chez un autre hébergeur et que pour certaines raisons j'ai voulu déménager.
Il y avait eu un blog avant, appelé Cousu Main que, pour des raisons personnelles, j'avais choisi d'assassiner. Rien de plus facile. Un simple clic suffit et voilà des mois et des mois (en l'occurence un an et demi, je crois) de notes qui s'envolent à tout jamais.
Je m'explique sur l'abandon et la reprise de la tenue d'un blog, ici. Tant bien que mal, j'ai poursuivi l'exercice toute l'année écoulée, non sans difficultés. D'abord, j'ai essayé de mettre un frein à mes énervements : pourtant, en excluant le mois de juillet 2006, j'en suis à 57 sujets classés dans la catégorie "énervements" ! Il va falloir que je me calme...
Dans la catégorie "poésie", seulement 17 articles. C'est faible. Et même, quand un article est classé exclusivement dans la catégorie "poésie", les commentaires le ramènent dans la catégorie "énervements". Il faut dire que la période s'y prête !
Cette année a vu la naissance de la gazette "Tout à fait décousu" qui en est à son deuxième numéro. La suite bientôt...
Un livre de poésie, Bref traité de dégrisement de Marc Rousselet et Henri Tramoy et illustré par François Ridard est sorti en mars de cette année. Un prochain, Les Carnets de Cuisine de Léa est chez l'imprimeur à l'heure qu'il est, et sortira les jours prochains.
Je ne vais pas faire de statistiques sur une année de blogueuse. Simplement, je remercie tout ceux qui lisent Tout à fait décousu, ceux qui laissent des commentaires. Je vous remercie d'être là de l'autre côté de l'écran de mon ordinateur. C'est important pour moi.
00:10 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
19.06.2007
premières cigales
Les premières cigales se font entendre, balbutiantes, intermittentes pas encore dans la stridence cacophonïaque de l'été. Je guette, autour des pins du jardin, leur naissance et leur ascension métamorphique le long du tronc. Je n'ai encore rien vu, rien capté dans l'appareil photo, l'instant est rare, éphémère, pour un chant de plusieurs semaines.
14:51 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18.06.2007
cherchons dans les draps défaits
La poésie se fait dans un lit comme l'amour
Ses draps défaits sont l'aurore des choses
La poésie se fait dans les bois
Elle a l'espace qu'il lui faut
Pas celui-ci mais l'autre que conditionnent
L'oeil du milan
La rosée sur une prèle
Les souvenirs d'une bouteille de Traminer embuée sur un
plateau d'argent
Une haute verge de tourmaline sur la mer
Et la route de l'aventure mentale
Qui monte à pic
....
L'acte d'amour et l'acte de poésie
sont incompatibles avec la lecture du journal à haute voix
...
L'étreinte poétique comme l'étreinte des chairs
tant qu'elle dure défend toute échappée
sur les misères du monde.
Voici un extrait de ce poème de Breton "Sur la route de San Romano" que vous pouvez entendre, intégralement lu par l'auteur, ici. C'est étonnant cette façon très classique de dire ses textes, solennelle. Ça rappelle les enregistrement d'Appolinaire, c'est le même ton.
Après avoir cherché la poésie dans l'herbe et n'y avoir trouvé qu'un gros rat, je la cherche, à présent, dans les draps défaits...
17:00 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note













