28.09.2007
Entendu dans le bus.
Lorsque le bus est passé devant le camping, une dame assise en face a dit à sa copine :
"Tu vois, mes parents ils venaient souvent camper là, quand ils étaient vivants."
18:50 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27.09.2007
Les jours se suivent...
"Au sommaire ?" me demandez-vous.
Je vous réponds : "En 1919, André Breton avait posé les questions suivantes à ses contemporains : "Pourquoi écrivez-vous ? Cela vous amuse-t-il un peu ?" Alors, je me suis prise, un instant, pour Breton(en toute modestie), et j'ai interrogé quelques écrivains.
M’expliquera-t-on enfin pourquoi les chaussures nous sont vendues dans des cercueils de chats ou de lapins domestiques ?
Cet aphorisme, je l'ai trouvé sur le blog d'Éric Chevillard. Il y a quelques mois, j'avais fait partager le plaisir que j'avais eu en lisant Démolir Nisard et transcit quelques extraits, tant son écriture est jubilatoire. J'en suis sûre, la fréquentation quotidienne de son blog, ne peut qu'être salutaire. Une dose chaque matin au réveil est prescrite pour appréhender la journée à venir dans les meilleures conditions. Allez ! Une dose supplémentaire ne peut pas faire de mal :
Je sais un moyen plus rapide d’équeuter les haricots. Il suffit de les couper en deux et de jeter les deux moitiés. Car enfin, ce ne sont pas des truffes.
08:40 Publié dans Cousu Main | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
25.09.2007
La vie matérielle
Si j'étais Duras, j'écrirais un livre qui s'appellerait : La vie matérielle et je raconterais une journée comme celle qui vient de s'écouler. Comment, par exemple, au moment de sortir les épreuves de la gazette, Tout à fait décousu, l'imprimante s'est mise à ne plus rien vouloir faire. Je raconterais aussi comment j'ai perdu une rame de papier dans une photocopieuse qui ne comprenais pas que je voulais des recto-verso. J'expliquerais aussi comment, au moment de faire l'ourlet d'un pantalon, la machine à coudre s'est mise à faire des noeuds et s'embrouiller les fils. Le pantalon est resté dans son état initial. Sans avoir honte, je dirais qu'au moment de réparer la roue crevée de mon vélo, je me suis aperçue que la chambre à air que j'avais achetée était trop grande et que les vieilles rustines, trouvées dans la cabanon, se liquéfiaient au fur et à mesure que je les touchais. Maîtriser la matière ? Mieux que de maîtriser les esprits ! Regardez, maîtriser les esprits, c'est à la portée du premier imbécile qui passe. Par exemple, le Président-omni-présent qui gesticule dans la télé toute la journée, sait très bien le faire. "À vot' bon coeur, messieurs-dames ! Un p'tit quelque chose pour l'Alzeimer !" Et ça marche. Mais, si on lui demandait de faire une photocopie ou de réparer le pneu de son vélo, je ne suis pas sûre qu'il sache le faire. La matière, je vous dis, c'est rebelle.
En fait, je ne suis pas Margueritte Duras et ne sais pas transcender la vie matérielle. Alors, des journées comme celle d'aujourd'hui, je me demande si je ne ferais pas mieux de les passer couchée à rêvasser. Je sais, la mode est à ceux qui se lèvent tôt, mais je m'en fous.
21:15 Publié dans Énervements | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
21.09.2007
RAFLES
Un texte inédit de Pierre Autin-Grenier extrait de
« C’est tous les jours comme ça (Les dernières notes d’Anthelme Bonnard) »
Ils en ont encore attrapé deux pas très loin d’ici, en fin de matinée. Un tout petit brun, les yeux en boules de loto et le teint assez basané c’est vrai; l’autre, on ne saurait dire, pas franchement pâlichon quand même mais très remuant paraît-il. Ils les ont pris dans leur filet sans grande difficulté, jouant sur l’effet de surprise; les deux titis se sont faits piéger comme des moineaux sans que quiconque n’ait eu le temps d’intervenir ni même de protester ou faire du chambard pour empêcher ça. Ils ont très habilement mis à profit la joyeuse pagaille qui règne toujours sur le coup de midi à cet endroit pour débouler à l’improviste, saisir le premier aux épaules l’autre à bras-le-corps qui déjà gigotait comme un cabri, les fourrer tous les deux dans leur fourgonnette et démarrer en trombe. Pour sûr l’opération avait été préparée de longue main et personne, devant l’école, n’a rien vu venir ni même eu le temps de réagir à l’événement; en deux temps trois mouvements l’affaire était pliée et vogue la galère!
Je suis bien obligé de noter que, depuis la prise de fonctions de notre dernier président disons, ce genre d’intervention a tendance à se multiplier un peu partout dans la ville et plus précisément dans notre quartier. Aux enfants d’immigrants qu’il était fréquent de voir disparaître sans laisser de traces, semblent venir s’ajouter aujourd’hui ceux de parents entrés en semi-clandestinité ou, plus simplement, que la rumeur publique donne pour peu favorables au régime voire étrangers aux idées nouvelles. À ce compte-là il faudra bientôt ne pas lâcher ses gosses d’une semelle dans la rue ou leur coudre à grands points les mots d’ordre du pouvoir sur le devant du paletot si l’on veut les revoir vivants au repas du soir.
Je ne parle pas de certaines bavures jusque-là soigneusement tenues sous le boisseau par les autorités mais qui, malgré tout, commencent à faire tache dans une société se proclamant aux yeux du monde entier d’une exemplarité absolue. Ainsi, pas plus tard que jeudi dernier, cet enfant d’ascendance russe dit-on, pris en chasse dans les étages d’un de ces grands immeubles de Memorial Avenue où il avait cru trouver refuge et que l’on a ramassé entre vie et trépas sur le pavé après qu’il ait chuté du quatrième étage. Âgé seulement de douze ans son cas ne peut donc pas être pris en compte par les statistiques du ministère de l’Intérieur certes; semblables bévues participent cependant à instiller un certain trouble mêlé d’appréhension et de crainte dans une partie de la population. De braves gens hier encore partisans enthousiastes du nouveau système et qui ne juraient plus que par ses chefs et les slogans du moment, aujourd’hui commencent à s’interroger.
Parfois j’en viens à me demander s’il faudra attendre qu’ils aient fait disparaître à peu près tout le monde pour qu’enfin nous réagissions et, ensemble, recommencions quelque chose; autrement et même ailleurs peut-être.
07:30 Publié dans Énervements, Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
20.09.2007
Si on parlait de Cousu Main ?
14:14 Publié dans Cousu Main | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.09.2007
Mariage
08:35 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18.09.2007
Tomates triplettes
10:39 Publié dans fruits et légumes étranges | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.09.2007
Pour patienter
Stop ! Chers abonnés, ne courez pas à la boîte aux lettres tout de suite. Laissez-moi du temps !
17:10 Publié dans Cousu Main | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
10.09.2007
Coustellet (sa première fête du livre) épisode 2
Au mois de mai, on m'avait contactée pour participer à une fête du livre d'artiste à Coustellet. J'avais été flattée que les éditions Cousu Main soient classées dans cette catégorie. J'avais accepté avec plaisir d'abord parce que l'idée m'enchantait et que j'aime bien participer aux premières éditions de certaines manifestations. Il faut se jeter à l'eau et permet de créer une fidélité pour les éditions à suivre. D'abord, je dois préciser que Coustellet est un endroit qui n'existe pas en Vaucluse, n'existe pas en tant que commune. En fait, c'est un carrefour sur la route du Luberon qui est à cheval sur 4 communes. L'organisation dans un tel lieu d'une manifestation se révèle difficile et a dû pâtir de cela. Ceci dit, les auteurs, éditeurs de livres d'artistes étaient regroupés sous une tente (pour protéger les objets du climat).
Sylvie Durbec et Marc Rousselet étaient sur le stand Cousu Main et ont fait des lectures de leurs ouvrages. Aux quatre coins du carrefour, des auteurs (comme André Bucher que j'ai aperçu dans une pizzeria de l'autre côté de la nationale), des bouquinistes, des dessinateurs de BD avaient leurs stands. Dans de telles circonstances, tout au long de la journée, il fut impossible de se rencontrer et les promeneurs n'ont pu qu'aborder partiellement la manifestation. Ce n'est que lorsque nous avons plié le matériel que nous avons pu voir les plaisirs qui étaient offerts ce jour-là à Coustellet. Marc Rousselet n'a pas hésité à monter sur un trône vacant !C'était donc une première édition de la fête du livre de Coustellet. L'accueil était charmant et est prêt à recevoir les critiques en vue d'une deuxième édition.
Pour ma part, j'ai été contente de rencontrer Annick Vinay l'Atelier des Grames, d'admirer ses oeuvres et d'acheter deux ouvrages dont l'un est de Charles Juliet. Un véritable coup de coeur.
04:20 Publié dans Cousu Main | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.09.2007
Coustellet (sa première fête du livre) épisode 1
08:10 Publié dans Énervements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note










