18.10.2007
Comment devenir malacologue ?
Comment devenir malacologue ? Peut-être est-ce la question que vous vous êtes posée quand vous étiez enfant ? Certes, quand on demande : "Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand ?" il est plus fréquent de répondre pompier, vétérinaire ou archéologue. Les enfants qui rêvent d'être malacologues sont rares. Pourtant pour être prête à tout instant à répondre à la question :"Comment devenir malacologue ?" , j'ai choisi l'exemple d'un d'entre eux, au hasard, dans la liste des malacologues ou malacologistes (on peut dire les deux) français. Le nom de Jean Péchaud m'a séduite. Pas d'esbroufe, pas de particule pour ce patronyme, comment faire plus simple (plus anonyme, si j'osais) ?
Alors, j'ai lu la brève biographie que j'ai pu trouver sur ce brave Jean Péchaud. Ça commence mal. Sa mère meurt et son père, un meunier, se remarie avec la servante. La marâtre fout toute la fratrie à la porte. On se croirait dans Cendrillon ! Et là, pour Jean Péchaud, pas de marraine avec une baguette magique.Est-ce que je vous ai dit qu'il était né à Chavagnac ?
Population : 94 hab.Superficie : 16.58 km²
Région : Auvergne
Département : Cantal (15)
Arrondissement : Saint-Flour
Canton : Murat
Que fait-il pour gagner sa croûte ? Malacologue ? Mais, non ! Pas tout de suite.
Un rétameur ambulant le prend avec lui. Il exerce ce métier, allant ainsi sur les routes.
D'après la définition du Littré, comme étamer signifie "Recouvrir (un métal, un ustensile en métal) d'une mince couche d'étain pour empêcher l'oxydation, rétamer signifie étamer à nouveau, of course.
Le fait d'être né dans le Cantal le prédestinait-il à être rétameur si on en croit la citation du Littré ? "comme les Auvergnats, une activité artisanale de rétameur, chaudronnier, vannier(Lesourd, Gérard, Hist. écon., 1966, p. 382).Ce qui est sûr, c'est que le fait d'être né dans le Massif Central, ne le prédestinait pas à être malacologue !Cette toile de Courbet représente un rétameur. Je me suis demandée s'il avait peint un malacologue, aussi. J'attendrai l'été prochain pour aller visiter la grande rétrospective du peintre franc-comtois qui a lieu au Grand Palais actuellement, puisqu'elle sera alors au musée Fabre à Montpellier. Je serai bien étonnée d'y trouver une peinture représentant un malacologue.
Revenons à Jean Péchaud. Comment est-il devenu malacologue ?
La suite au prochain numéro
16:05 Publié dans Comment devenir malacologue ? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note






Commentaires
C'est drôle, j'étais à Chavagnac dans une maison de repos lorsque j'avais 7 ou 8 ans ... poumons fragiles disait mes parents, des coup à devenir mollusque !
Écrit par : Don Jerry Can | 18.10.2007
Certes, mais c'est oublier un peu vite qu'avant de choisir la voie, oh! combien respectable, de malacologue (qui, entre nous soit dit, lui a si bien réussi) Jean Péchaud a d'abord tâté de la zombirologie appliquée, de la tatrologistique et a même été jusqu'à s'inscrire à des cours de roussellettogie sarrianaise (lecture des maladies du foie dans le marc de café des sports) qui l'avaient amené a fonder, à Chavagnac (Cantal), une maison dite "de repos" restée fameuse dans les anales pour les bacchanales qui y étaient organisées sous prétexte d'y guérir "la moule du poumon".
Ceci dit bien modestement pour amener ma pierre à l'hagiographie de ce cher Péchaud que le plus grand nombre d'entre nous n'est pas près d'oublier.
Écrit par : P.A.G de l'Académie | 18.10.2007
c'est vrai, quand j'étais enfant je voulais être poinçonneuse dans une station de métro vers un bout de ligne, ça me paraissait un métier sur, ce en quoi je me trompais, mais jamais je n'ai révé d'être malacologue
Écrit par : brigetoun | 19.10.2007
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