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30.10.2007
Ce que font les malacologues.

Non, ce n'est pas une palourde mais un quadoh nordique. Et celui que vous voyez serait l'animal le plus vieux du monde = 405 ans ! Malgré son âge canonique, il a su resté frais le coquillage.
Les malacologues s'interrogent : "Ce qui nous intrigue, c'est comment il a surmonté la sénescence." C'est ce qui est rapporté dans un article sur ce fameux coquillage. Peut-être est-ce du côté du cerveau de l'animal qu'il faudrait regarder ? Penser comme un mollusque évite de se poser trop de questions et permet ainsi de ne pas se faire de cheveux blancs. Du moins, c'est mon avis. Mais je ne suis pas malacologue. Et les les coquillages n'ont pas de cheveux.
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29.10.2007
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08:06 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.10.2007
Sans l'orang-outan
Nous n'avons que trop perdu de temps à attendre je ne sais quoi et épuisé nos forces en de vains petits jeux de patience. Tandis que Pénélope sottement faisait et défaisait sa tapisserie, la mère d'Ulysse lui tricota douze bons pull-overs, dix écharpes et quatre-vingt-douze paires de chaussettes. Agissons !
Sans l'orang-outan Éric Chevillard. Editions de Minuits. 2007
14:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.10.2007
Comment devenir malcologue ? (suite et fin)
Orpailleur Jean Péchaud ? Peut-être pas. La seule biographie que j'ai pu trouver sur cet illustre personnage dit qu'il aurait tenté "de faire fortune avec les mines d'or de Californie". Donc mes hypothèses autour de voyages vers des lieux d'orpaillages auvergnats ne tiennent pas. Dommage.
Quoi qu'il en soit, cela ne nous dit pas comment il est devenu malacologue. Nous y arrivons.
Voici la suite de la biographie :
"De retour en France, il s'établit à Paris et c'est par hasard qu'il assiste à un cours du Muséum."
On ne nous dit pas quel est ce hasard qui le conduit au museum. Jean Péchaud a-t-il vu de la lumière et est entré dans l'amphithéâtre. Est-il resté bouche bée devant le corps disséqué d'une palourde ? En l'absence de toute information supplémentaire, toutes les supputations sont possibles.
Ce cours fut suivi de nombreux autres : une nouvelle vocation était née.
Et voilà comment on devient malacologue : par hasard.
La suite de l'histoire de Jean Péchaud ?
Il collectionne les mollusques et décrit de nouvelles espèces d'Anodontes. Il parcourt, quinze années durant, le nord de l'Afrique dans des voyages qu'il consacre plus spécialement à la malacologie. Il recense 68 espèces pour cette région, complétant ainsi le travail de Jules René Bourguignat (1829-1892) auquel il se réfère.
Je ne vais pas raconter l'histoire de Jules René Bourguignat, quand même. Tout le monde le connaît puisque c'est l'auteur de les Aménités malacologiques (à ne pas confondre avec les Amitiés malacologiques), les Spicilèges malacologiques, les Mollusques nouveaux, litigieux ou peu connus. Les nombreuses personnes qui rêvent de devenir malacologues ont déjà lus ces ouvrages.Pour revenir à Jean Péchaud, on dit qu'il a décrit de nouvelles espèces d'anodontes. Que sont les anondontes ?
un genre de mollusques bivalves (moules) d'eaux douces.

D'eau douce ! Tout n'est pas perdu ! Il n'est pas impossible que ce brave Jean Péchaud soit retourné quelques temps dans son Auvergne natale et y ait passé les alluvions des rivières au tamis, non pas pour y chercher de l'or mais des anondontes !
Je me suis demandée s'il existait une rue, un monument en hommage à cet illustre savant malacologue. J'ai envoyé un mail à la mairie de Chavagnac, son lieu de naissance. Voici la réponse, par ailleurs rapide et fort aimable que j'ai reçue :
je vous informe qu'aucune rue ou monument ne portent le nom de Jean PECHAUD.
Monsieur le Maire ne connait aucune autre précision sur ce monsieur.
La seule chose que la commune possède c'est son acte de naissance que vous pourrez consulter si vous avez l'occasion de passer à la mairie.
Nul n'est prophète en son pays, mais quand même !
Où pourrais-je trouver d'autres éléments biographiques le concernant ? J'ai essayé de faire des ponts entre différentes parties de sa vie en élaborant des hypothèses. J'ai fait ce que j'ai pu. Veuillez m'excuser de ne pas avoir répondu avec suffisamment de précision à la question :
Comment devenir malacologue ?
19:05 Publié dans Comment devenir malacologue ? | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
19.10.2007
Comment devenir malacologue ? (épisode 2)
Il faut répondre à la question posée. La vocation de malacologue est présente chez beaucoup de jeunes et il serait temps de leur montrer, avec l'exemple de l'illustre Jean Péchaud, la voie à suivre.
Une précision importante, le village natal de Jean Péchaud est Chavagnac dans le Cantal, et non pas Chavagnac en Dordogne, cher Don Jerry Can. Ça ne change peut-être pas grand-chose à la suite de l'histoire, le parcours d'un malacologue périgourdin devant être, je n'en doute pas, aussi intéressant que celui d'un malacologue auvergnat. Mais, l'exemple choisi étant celui de Jean Péchaud, je ne vais pas m'en éloigner et tenter, jusqu'au bout de rester rigoureuse dans la rédaction de cette biographie.
Tournons la page "Chavagnac", car cet homme illustre quitte son village natal dès qu'il a gagné assez de pognon pour s'embarquer sur un baleinier pour aller en Californie, à San Francisco plus précisément, pour y faire quoi ?
Malacologue ? Mais, non, pas tout de suite.
En fait, il devient orpailleur. Il ne serait pas impossible qu'à force de passer le sable des rivières américaines au tamis, si ce n'est la vocation, du moins un certain savoir faire pour exercer la profession de malacologue, lui soit acquis.
Définition du Littré pour orpailleur :
Personne qui cherche à extraire, par des lavages successifs, les paillettes d'or provenant du sable de certains cours d'eau ou des alluvions aurifères. Les premiers mineurs faisaient le métier d'orpailleurs, tel qu'il est encore pratiqué dans quelques parties des Cévennes, en France (Verne, Enf. cap. Grant, t.2, 1868, p.154)
Comment Jean Péchaud en est arrivé là ? Je n'ai pas plus d'éléments biographiques à ma disposition pour l'instant. Jules Vernes parle des Cévennes où le métier d'orpailleur était fréquent.
En regardant cette carte, trouvée dans un article sur les chercheurs d'or en France, il n'est pas interdit de penser que ce brave Jean Péchaud sillonnant les routes de son Cantal natal en tant que rétameur ait pu se trouver à Bonnac, endroit signalé sur cette carte, village situé à peine à quarante kilomètres de Chavagnac. Peut-être, même, a-t-il poussé jusqu'à Pontvieux dans le Puy de Dôme où il semble qu'il y ait des gisements alluvionnaires en plus de mines ? Pas impossible. Il ne semble pas très compliqué pour un rétameur auvergnat au XIXe siècle de rencontrer des orpailleurs et de vouloir embrasser la profession quitte à partir exercer son métier en Californie, le plus compliqué étant de trouver le baleinier susceptible de le transporter de l'autre côté de la planète, ce genre d'engin étant rare en Auvergne.
Mais, alors, comment Jean Péchaud est devenu malacologue ?
La suite au prochain épisode.
16:30 Publié dans Comment devenir malacologue ? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18.10.2007
Comment devenir malacologue ?
Comment devenir malacologue ? Peut-être est-ce la question que vous vous êtes posée quand vous étiez enfant ? Certes, quand on demande : "Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand ?" il est plus fréquent de répondre pompier, vétérinaire ou archéologue. Les enfants qui rêvent d'être malacologues sont rares. Pourtant pour être prête à tout instant à répondre à la question :"Comment devenir malacologue ?" , j'ai choisi l'exemple d'un d'entre eux, au hasard, dans la liste des malacologues ou malacologistes (on peut dire les deux) français. Le nom de Jean Péchaud m'a séduite. Pas d'esbroufe, pas de particule pour ce patronyme, comment faire plus simple (plus anonyme, si j'osais) ?
Alors, j'ai lu la brève biographie que j'ai pu trouver sur ce brave Jean Péchaud. Ça commence mal. Sa mère meurt et son père, un meunier, se remarie avec la servante. La marâtre fout toute la fratrie à la porte. On se croirait dans Cendrillon ! Et là, pour Jean Péchaud, pas de marraine avec une baguette magique.Est-ce que je vous ai dit qu'il était né à Chavagnac ?
Population : 94 hab.Superficie : 16.58 km²
Région : Auvergne
Département : Cantal (15)
Arrondissement : Saint-Flour
Canton : Murat
Que fait-il pour gagner sa croûte ? Malacologue ? Mais, non ! Pas tout de suite.
Un rétameur ambulant le prend avec lui. Il exerce ce métier, allant ainsi sur les routes.
D'après la définition du Littré, comme étamer signifie "Recouvrir (un métal, un ustensile en métal) d'une mince couche d'étain pour empêcher l'oxydation, rétamer signifie étamer à nouveau, of course.
Le fait d'être né dans le Cantal le prédestinait-il à être rétameur si on en croit la citation du Littré ? "comme les Auvergnats, une activité artisanale de rétameur, chaudronnier, vannier(Lesourd, Gérard, Hist. écon., 1966, p. 382).Ce qui est sûr, c'est que le fait d'être né dans le Massif Central, ne le prédestinait pas à être malacologue !Cette toile de Courbet représente un rétameur. Je me suis demandée s'il avait peint un malacologue, aussi. J'attendrai l'été prochain pour aller visiter la grande rétrospective du peintre franc-comtois qui a lieu au Grand Palais actuellement, puisqu'elle sera alors au musée Fabre à Montpellier. Je serai bien étonnée d'y trouver une peinture représentant un malacologue.
Revenons à Jean Péchaud. Comment est-il devenu malacologue ?
La suite au prochain numéro
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17.10.2007
A red star !
15:24 Publié dans fruits et légumes étranges | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
15.10.2007
J'aime bien...
« Il était un si piètre guitariste que sa guitare l’a quitté pour un autre »
Ramón Gómez de la Serna
16:05 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.10.2007
Deuxième tournée pour le Bistro BD
Hier, a eu lieu la deuxième édition du Bistro BD, à l'initiative de François Corteggiani. Comme vous pouvez le voir sur la photo (la petite vieille à droite c'est moi !), je faisais partie de la fête pour la bande dessinée que j'ai co scénarisée. Claire Le Grand, l'illustratrice et amie, avait fait le déplacement pour l'événement.
Je ne vais pas citer la vingtaine d'auteurs présents. Mais en passant, je peux souligner la gentillesse de Michel Blanc-Dumont qui (contrairement à ce qu est écrit dans l'article de wikipedia.) illustre les albums de la Jeunesse de Blueberry. Toute la journée, même lors du repas le soir, entre chaque plats, il n'a pas failli et continuer à faire de superbes dédicaces. Il y avait l'auteur connu pour ses livres de fées et d'elfes, Pierre Dubois qui a dédicacé de magnifiques dessins ses albums, avec lenteur et précision, cet instant permettant de parler avec ce personnage étonnant. J'ai choisi le dernier qu'il a scénarisé avec des dessins de Joan Sfarr : Petrus Barbygère Une des personnalités présentes, c'était Silvina Pratt, auteur d'un livre sur son père : Avec Hugo, très beau livre, d'ailleurs, par sa mise en page, superbement illustré. Elle n'a pas l'ambition d'expliquer le génie de l'auteur de Corto Maltese, elle ne fait pas de révélations extraordinaires, mais elle parle simplement de la petite fille qu'elle fut à l'ombre de son père. Le soir, à table, elle nous a raconté les dimanches après-midis, où ils regardaient en famille de vieux films qui passaient à la télé (Non ! ce n'était pas l'époque de Jacques Martin et encore moins de Michel Drücker). Mais aussi, elle nous a avoué qu'il aimait bien regarder Santa Barbara.
Et oui !
20:45 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.10.2007
Il a raison !
Vous l'avez remarqué, il y a un moment que je n'ai pas exprimé mes énervements sur le blog. Certes, j'essaie d'en avoir beaucoup moins, en me disant qu'après tout, la majorité des français (53% !!!!) l'ont voulu, et qu'alors, je m'incline. On me répète, quand je menace de ne plus aller voter, que la sacro-sainte démocratie est inattaquable et que le vote est le seul moyen de s'exprimer ! Alors, je me dis que ceux qui ont raison, sont ceux qui sont majoritaires 53% !!!!. C'est ainsi que, totalement convertie à la douce voix de la démocratie(53% !!!!) (c'est bizarre, je pense toujours au serpent du Livre de la Jungle quand j'écris ça), j'ai écouté Fillon, notre Premier Ministre, Honnorable Personne qui doit son poste à la démocratie (53% !!!!) , déclarer : "La réforme de l'Etat supposera que nous soyons courageux. La réforme de l'Etat supposera que chacun d'entre vous accepte qu'il y ait moins de services, moins de personnels, moins d'Etat sur son territoire". Et comme on m'a appris : "Vox populi, vox dei", je dis qu'il a raison ! Ça coûte cher, ces facteurs qui distribuent le courrier dans les boîtes aux lettres, tous les jours de la semaine, dans les endroits les plus reculés. En plus, j'ai vu de mes yeux, au Pays Doré, que ma voisine de 84 ans, ayant besoin de médicaments, a confié l'ordonnance au facteur. Celui-ci a rapporté les dits médicaments, en même temps que le courrier, le lendemain matin. Quel scandale ! Pas rentable tout ça ! Elle n'a qu'à se mettre au stop pour faire les 15 bornes (aller) qui la séparent de la pharmacie. En hiver, les pieds dans la neige, ça lui rafraîchira les idées ! Il est fort probable que cette dame fasse partie des 53% !!!! , que la démocratie (ou télécratie ?) l'ait embrouillée dans ses pensées. Avec des gens comme ce facteur, la France ne peut pas réduire son déficit. Ces gens-là nous conduisent vers la ruine, ("la faillite", si j'osais !). Ça suffit !
Certes, il faudra être courageux, comme dit Fillon. Réduisons les dépenses inutiles. Commençons par toi, cher Premier Ministre que je respecte infiniment, car si tu es là, c'est grâce à la Démocratie (53% !!!!) ! Au lieu d'utiliser un Falcon de l'État, pour toi et ta Pénélope, afin d'aller voir un match de rugby à Cardiff (en plus, je soupçonne que vos places n'ont pas dû vous coûter bien cher !) tu prendras des billets de train ou d'avion (comme tu préfères) que tu paieras avec ton modeste salaire de Premier Ministre (mais aussi de député, ou tes retraites soumises aux régimes spéciaux des parlementaires etc.) pour toi et ta douce. Mais, il n'y a pas que toi, Ulysse d'opérette qui devra être courageux. Avant que le facteur ne cesse de creuser le déficit de l'État en rendant bêtement service, avant que cet être sans aucune ambition d'améliorer les finances publiques ne soit éjecté du circuit, il faudra voir aussi du côté de l'Élysée. Je sais, j'ai compris, c'est la démocratie (57% !!!!) qui l'a voulu ainsi. Mais, quand même, quand toi tu prenais un Falcon, la colonie de vacances prenait un Airbus Présidentiel pour aller voir le même match ! Qui y avait-il dans l'avion (outre le pilote !!!) ? Le Président, bien sûr, élu à 53% !!!!, la Garde des Sceaux (dont le rôle est primordial dans un match de rugby), Sylvie Vartan et son mari, Christian Clavier et d'autres... Je voudrais dire à toutes ces personnes, en rapportant les paroles du Premier Ministre, qu'il faudra être courageux, car la prochaine fois, c'est à la rame qu'ils iront à Cardiff. La démocratie (53% !!!!) en a décidé ainsi.
PS : La liste des dépenses inutiles de l'État peut s'étendre à d'autres. Je pourrais citer, par exemple : un Conseil des Ministres qui se déplace à Strasbourg, ou Christine Boutin qui s'installe, elle et son ministère, pendant une semaine, place Bellecour à Lyon. Les exemples sont nombreux. Il faudra être courageux !!!
15:45 Publié dans Énervements | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note












