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26.11.2007
Comment l'École Républicaine rend hommage au Roi Louis XIV
Hier, comme il m'arrive de le faire le dimanche matin, je suis allée faire un tour a marché à la Brocante. Il y avait un marchand spécialisé dans le matériel scolaire plus ou moins ancien. Buvards, cahiers, vieux manuels, plumes, règles en bois étaient offert au regard (et pourquoi pas à l'achat) du passant nostalgique. Il y avait bien sûr des cartes murales et des affiches pour les cours de science ou d'histoire. L'une d'entre elle m'a particulièrement attirée.
Des générations d'écoliers ont été éduquées avec ce genre d'images, niant la vérité d'un génocide commandé par un roi sanguinaire qui a sa statue équestre dans pas mal de villes françaises. Quand les déboulonnera-t-on ?
08:15 Publié dans Je n'aime pas Louis XIV | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
25.11.2007
La cueillette
08:55 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.11.2007
Comment les régimes spéciaux de retraite mènent à la malacologie ?
J'ai reçu un abondant courrier de jeunes étudiants en grève qui souhaiteraient embrasser, eux aussi, la carrière de malacologue. Souhaitant quitter rapidement l'université avant qu'elle ne s'écroule, ils voudraient faire carrière dans le coquillage. Que peut-on leur conseiller ? Pourquoi ne pas suivre l'exemple de Gaspard Louis André Michaud ?
Né à Sornac (Corrèze) le 7 décembre 1795, il est le fils d'un professeur du Lycée à Ussel (Corrèze), André Louis Michaud, dont la mort en 1813, modifia brusquement les projets du jeune Michaud qui venait pourtant d'être brillamment admis à l'École Normale. Il s'engage alors dans l'Infanterie, soucieux d'embrasser une carrière rapide.
Donc, premièrement, s'engager dans l'armée.
En 1814, il prend part activement aux combats et participe au blocus de Metz où il subira des blessures de guerre. Il est promu Sergent-major, le 26 mai avant d'être emprisonné quelques jours en région parisienne.
Je pense que les blessures et le mitard ne sont pas indispensables dans le cursus macologique.
En 1820, il est nommé adjudant, en 1837, adjudant-major et en 1839, il reçoit la croix de chevalier de la Légion d'honneur. Il prend sa retraite militaire, en 1844.
Si je calcule bien, ce Monsieur Michaud n'a pas quarante ans de cotisations. Aurait-il bénéficié de ce qu'on appelle "un régime spécial" ? Donc, si on suit toujours l'exemple de Gaspard Michaud, à moins de 50 ans, il faut prendre sa retraite, car une deuxième vie commence.
Il passe à 50 ans son bacchalauréat et s'installe dans la région lyonnaise comme professeur.
Sa biographie n'est pas très complète. On sait qu'il
rassembla une vaste collection conchyliologique de plus de 30 000 coquilles d'espèces continentales et marines qu'il céda en grande partie au Muséum de Lyon.
Sa collection, il n'a pas dû la faire en un jour. Il a dû traîner des journées et des journées sur les plages pour ramasser autant de coquillages. S'il n'avait pas pris sa retraite si tôt, en aurait-il eu le temps ? En lisant cet vie exemplaire, j'ai envie de dire à tous les anti-grèves que s'il n'y avait pas les régimes spéciaux de retraite qu'en serait-il de la malacologie française ?
Bernard Thibaut, s'il manque un argument pour les défendre, avançons celui-là !
Pour la petite histoire, Gaspard Michaux prend une deuxième retraite, celle de l'enseignement, cette fois-ci. Il meurt en 1880.
Jeunes étudiants qui veulent devenir malacologues, suivez mes conseils :
1°) Quittez la fac.
2°) Engagez-vous dans l'armée, ou dans n'importe quelle carrière où vous pouvez prendre votre retraite avant d'être complètement séniles.
3°) Ramassez des coquillages sur les plages ou sous les pavés, car sous les pavés...
15:20 Publié dans Comment devenir malacologue ? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
21.11.2007
Proust est mort
Dans la rubrique nécrologique de Libération, dans le carré des souvenirs, il y avait ceci :
Marcel PROUST
est mort un 18 novembre
il y a quatre-vingt cinq ans.
"...comme de géants
plongés dans les années..."
J'ai eu envie de revoir cette vidéo où cette charmante Céleste Albaret parle des derniers moments de l'écrivain. Témoignage émouvant où elle raconte que Marcel Proust a mis le mot FIN à son oeuvre et estime qu'il peut s'en aller.
...l'incroyable frivolité des mourants.
16:35 Publié dans Proust | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
20.11.2007
Il était blanc...
Il était blanc le Pays Doré.

Me voici de retour.
Les flacons sont partis rue de Grenelle ? Attention de bien les emballer, qu'un incident n'ait pas lieu dans la sacoche du facteur.
09:09 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.11.2007
Tests ADN
J'ai dit et rabâché combien la lecture du blog d'Éric Chevillard me fait sourire, le matin, quand j'ouvre l'ordi. Aujourd'hui, je dois reconnaître que l'idée n'est pas mauvaise, celle d'envoyer un flacon de pipi au Ministère de l'Intégration et de l'Identité nationale, afin qu'il teste notre ADN. Si on osait ?
12:03 Publié dans Énervements | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
15.11.2007
Les Carnets de Cuisine de Monique et Léo
En feuilletant les pages de ce blog, je me suis aperçue que certains livres publiés par Cousu Main n'avaient pas la place qu'ils méritaient ou étaient carrément absents. Il faut dire que j'ai détruit un précédent blog qui parlait peut-être de ces ouvrages; mais, je n'ai pas envie de revenir là-dessus.
Cette semaine, j'ai eu une commande pour Les carnets de Cuisine de Monique et Léo. Cette actualité m'a donné envie de reparler de ce livre.
Un été, j'ai rencontré ce couple en vacances dans la région. Lui, Léo Kouper n'est pas moins que l'affichiste célèbre qui entre autres oeuvres réalisa les affiches des films de Chaplin.
Sa femme, Monique, libraire, propose que nous fassions un livre ensemble. Originaires l'un et l'autre d'Europe Centrale, elle va collecter les recettes de sa famille et de celle de son mari. Bien sûr, Léo en assurera les illustrations. Et c'était parti pour le Boeuf Stroganov, le Bortsch et la Carpe farcie. Ce livre est sorti en 2006.Les Carnets de Cuisine de Monique et Léo
ISBN 2-9523435-4-3
1 vol. (30 p.) : ill., couv. ill. ; 17 cm
Cousu à la main
Prix 6 €
08:35 Publié dans Cousu Main | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.11.2007
Humour...
Dans le chapitre que Enrique Vila-Matas consacre à l'écrivain argentin Adolfo Bioy Casarès dans son livre Le voyageur le plus lent
voici ce qu'il écrit à propos de l'humour.
"Paraphrasant Bergson, dit Bioy, j'ai pensé que l'intelligence est l'art de trouver un petit trou par où sortir des situations qui nous emprisonnent." L'intelligence, avec l'aide du temps, transforme en général, le dédain et l'ironie en humour. En outre, Bioy pense que l'humour peut être une forme supérieur de la courtoisie. Il cite l'exemple d'Italo Svevo qui ne perdit pas son sens de l'humour sur son lit de mort et sut alléger par une sempiternelle plaisanterie la gravité du moment. Quelques minutes avant de mourir, Svevo demanda une cigarette à son gendre qui la lui refusa. Svevo murmura : "Ce serait la dernière."
Je repense à cette émission Du grain à moudre sur France-Q où la question était : "La vulgarité est-elle tendance ?" En tentant de définir le vulgaire, il n'a jamais été question, lors de la discussion, d'humour, celui-ci vraissemblablement ne faisant pas partie des attributs de l'homme (ou la femme) vulgaire. D'ailleurs, il n'est pas besoin de grands spécialistes pour s'en rendre compte; la vulgarité étant au pouvoir, s'agitant sous nos yeux en permanence, on n'a pas forcément envie de rire tous les jours.
Comme antidote, l'humour préserverait-il du vulgaire ?
09:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
09.11.2007
Dans la zone d'activité
Encore du Chevillard ! Je sais qu'il en énerve certains. Alors, qu'ils ne lisent pas ce qui va suivre puisque je vais parler d'une publication atypique signée Éric Chevillard. C'est en me baladant sur son site en passant par la lecture quotidienne (ou quasi) de son blog que j'ai découvert cet ouvrage appelé : Dans la zone d'activité. Voici le résumé qu'il en est fait :
Dans le cadre de sa résidence de graphisme à Chaumont, Fanette Mellier a invité cinq auteurs à écrire un texte afin d'en inventer la mise en forme dans un souci de mise en abîme de la lecture.
Dans la zone d'activité, d'Éric Chevillard, est le premier de ces "livres bizarres", publié à 1000 exemplaires par les éditions Dissonances (7 rue de la Santé, 75013 Paris), en vente auprès de l'éditeur et dans certaines librairies.
Il rassemble une trentaine de portraits caustiques de l'homme réduit à sa seule fonction professionnelle, selon le vœu et l'idéal de nos sociétés modernes.
Alors, je l'ai commandé à l'adresse indiquée ci-dessus et je l'ai trouvé aujourd'hui dans ma boîte aux lettres. Mon exemplaire est vert (oui, je crois qu'il y a quatre couleurs : vert, bleu, jaune, rouge) cousu de fil jaune (il y a 8 couleurs de fils de reliure, ce qui permet 32 combinaisons différentes. Attention aux collectionneurs).
Voilà pour le contenant, parlons du contenu, maintenant. Chevillard a dressé 28 portraits de métiers différents. Un extrait ?
Le chargé de communication
Ou chargé de com, c'est moins lourd. Pour une banque qui s'apprête à ouvrir un agence supplémentaire en plein centre-ville. Il bosse sur le projet depuis six mois. Il ne compte pas ses heures. Il s'agit de ne pas rater le lancement. Tout repose sur lui. Sacrée responsabilité. À quarante-cinq ans, c'est la première fois qu'il a en charge un dossier d'une telle importance.
Le coeur de votre ville va battre plus fort.
Ce sera le slogan qui s'est inscrit en clignotant dans son cerveau, une nuit qu'il ne dormait pas. Il ne dort plus d'ailleurs.
Bon, je ne vais pas tout raconter. Ce qui est intéressant dans cette série de portraits, ce sont les lignes en italiques qui raconte une histoire à elles toutes seules et amène une chute à chaque description.
14:55 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
06.11.2007
Les chiens en peinture
Dimanche dernier, alors que je raccompagnais ma fille à la gare, nous écoutions distraitement une émission où il était encore question d'un énième livre sur Courbet. L'auteur parlait du tableau intitulé "la rencontre" ou aussi "Bonjour Monsieur Courbet". Je demandai à ma fille si elle se souvenait du tableau que nous avions vu au Musée Fabre. Comme ça, le titre ne lui parlait pas. Je lui fis une rapide description : "Il y a trois personnages : le peintre avec tout son matos sur le dos, Alfred Bruyas avec sa belle barbe rousse et son anonyme arpète. " Elle me répondit : " Il y a un chien, je ne me souviens que du chien."
Elle m'en fit une description très précise. Son goût pour les détails canins m'a fait penser à l'étude faite par Jean-Claude Bourdais à propos des chiens en peinture. Il les a repérés chez des peintres comme Vélasquez, Carpaccio, Gauguin et d'autres. Je crois que du côté canin, chez Courbet aussi, il y aurait quelque chose à creuser. En effet, en prenant les oeuvres les plus connues du peintre franc-comtois, en excluant "L'origine du monde " (pour couper court à tout commentaire ; il s'agit dans ce cas du genre félin et non pas canin !), on remarque que, que ce soit dans un Enterrement à Ornans ou dans l'atelier les chiens sont aux premières loges.Beaucoup plus modestement et toujours à propos des chiens, j'ai trouvé ce petit tableau à la brocante, dimanche dernier. Ils sont mimis, non ?
08:50 Publié dans Art, Les chiens en peinture | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note







Vite, on trie avant que la nuit ne tombe. 





