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27.01.2008
C'est la saison des cartes de voeux. 2008 ! (encore)
Un dessin de Claire Le Grand en réponse à mes voeux.
Au dos, un texte :
une poule faisait ses voeux
elle vit une huître belle et grasse qui bâillait les siens,
en attendant la marée et se dit, goinfre : " Par Dieu !
Ceci est bon pour mes oeufs !
Deux mille huîtres, qui dit mieux ?
20:45 Publié dans cartes de voeux | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
26.01.2008
La différence entre les pauvres et les riches selon Pessoa
Lu dans Un singulier regard de Pessoa :
LES PAUVRES me font pitié. Et les riches aussi. Les riches davantage, car ils sont plus malheureux. Un pauvre peut penser que, s'il cessait de l'être, il serait heureux. Le riche sait qu'il n'y a aucun moyen de l'être.Un pauvre n'a qu'un seul souci, ou un seul souci majeur ; sa pauvreté. Un riche, n'ayant malheureusement pas ce souci, est obligé d'avoir tous les autres. Je n'ai jamais connu d'homme riche plus heureux qu'un homme pauvre ; à moins qu'on entende par bonheur ce qu'on peut acheter chez le tailleur ou le bijoutier, ou manger au restaurant.
Mais je ne crois pas que même ceux (...) aillent jusqu'à ce point de matérialisme historique.
Les pauvres sont heureux ; ils ont une illusiion et croient que ce sont le tailleur, le bijoutier, le patron de restaurant qui dispensent le bonheur. Ils le croient. Les riches, eux, sont des athées du tailleur.
21:25 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.01.2008
C'est la saison des cartes de voeux. 2008 ! (cartes à découper)
De la part de quelqu'un qui me connaît bien, j'ai reçu un ensemble de cartes d'Agnès Varda, cartes de l'exposition qui avait eu lieu à la Fondation Cartier et où elle avait présenté, entre autre, le magnifique film, Les Veuves de Noirmoutier.
L'une d'entre elles est un découpage où l'ont doit installer Madame Agnès sur sa chaise bleue. Je n'ai pas osé prendre les ciseaux et j'ai choisi Photoshop pour faire ce montage présenté ci-dessus, qui est un mélange du tout.Le virtuel plutôt que le réel !
Elle n'est pas représentée à son avantage, Agnès Varda, sur ce montage !
Elle est bien plus sympathique en vrai.
Le réel plutôt que le virtuel !
21:50 Publié dans cartes de voeux | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.01.2008
C'est la saison des cartes de voeux. 2008 ! (lettres de voeux, plutôt !)
Ici, il ne s'agit pas d'une carte, mais d'une lettre de voeux. C'est celle écrite par Stéphane Landois de l'Atelier du Hanneton, à Charpey dans la Drôme. Celui-ci a installé une librairie de campagne à côté de son atelier de typographie où il ne se consacre qu'aux petits éditeurs dont Cousu Main fait partie.
Je voudrais reproduire ici la lettre qu'il a adressée à tous les éditeurs qui lui ont fait confiance, lettre-bilan et lettre de voeux, à la fois.
Janvier 2008
Passé le temps des festivités, la librairie de campagne se gratte la tête, calcule, pose une virgule et ne retient rien, écoute la pluie et tente d'y voir un peu plus clair dans les comptes de 2007.
Rien d'alarmant. Rien de jubilatoire non plus.
Un peu plus de 500 livres de poésie vendus, (une vingtaine d'éditeurs concernés) dans l'année, au milieu des champs culture bio de maïs, courges et tournesols... c'est pas si mal.
Des rencontres avec quelques lecteurs donc, mais aussi des moments festifs, forts avec des musiciens, poètes, comédiens...
Notre plus grande richesse réside-t-elle dans ces rencontres ?
Je reste persuadé, voire entêté, que dans ce monde marchand à outrance, nous, libraires atypiques, éditeurs et poètes devront rester dans l'outrance mais cela ne nous empêche pas de savoir compter.
C'est toujours pour moi une satisfaction d'envoyer un chèque même minimaliste à un éditeur de poésie.
C'est encore un geste militant.
Je peste quand je vois un "petit" éditeur s'afficher chez Édouard Vulgaire ou Cultuba ou autres "grandes" enseignes. Cela me choque. Je trouve cela même à la limite de l'inconscience. Notre place n'est pas dans ces lieux-là.
Notre place est dans le grattage de tête, dans l'écoute de la pluie.
Et bien sur qu'il faut pouvoir continuer, donc ne pas négliger l'économique.
Mais pas comme ça. Merde à Vauban !
En 2008, je nous souhaite un peu plus d'inventtvité... solidaire.
Faites connaître la librairie de campagne par exemple !
Passons-nous les bonnes adresses de librairies, lieux possibles de lectures, expos, journalistes attentifs à notre travail, inventons un festival dans la luzerne, faisons décoller une montgolfière poétique, investissons les aires d'autoroute, les bas côtés, créons une radio, un journal, un moulin à vent... plein de possible.
Je nous souhaite davantage de brindilles, de barricades et de cabanes bricolées ensemble.
Typoétiquement.
S. Landois.
J'adhère à toutes ses propositions sauf à la montgolfière... j'ai le vertige !
17:50 Publié dans cartes de voeux, Cousu Main | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.01.2008
La mort accidentelle d'un merle (un an après)
Il y a un peu plus d'un an, sur ce blog, j'avais parlé de la mort accidentelle d'un merle.
Ce matin, quand j'ai entendu un bruit sourd, j'ai immédiatement pensé à ce qui s'était passé l'an dernier. Exactement au même endroit, j'ai trouvé ce merle.Un reflet dans une vitre = miroir aux alouettes.
20:30 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
22.01.2008
Un mauvais rapport
Au milieu d'un concert de louanges, je voudrais faire entendre ma voix, un peu détonnante, à propos du Rapport de Brodeck de Philippe Claudel. Une critique presque unanimement dithyrambique, quelques échos enthousiastes de lecteurs ont fait que lorsque le livre est passé devant moi, au café, où je retrouve régulièrement quelques amis, je l'ai intercepté, curieuse que j'étais de lire un chef d'oeuvre annoncé. La déception fut d'autant plus grande.
Tout le roman ressemble finalement à une pâle illustration des propos de Hannah Arendt. Alors pourquoi écrire ce type de livre en 2007 ? Peut-être parce que la Seconde Guerre mondiale, avec son lot d'horreurs et de culpabilité, reste encore un sujet fascinant, donc vendeur (voir le succès du Littell). La Shoah, un nouveau fonds de commerce ?
Moi, c'est le style qui m'a profondément énervée, ce style que Philippe Lançon de Libération appelle du Gothique Charpenté. Il a fait un florilège des images dont Philippe Claudel use et abuse :
Ça sent le choux, la modestie : une dictée faite sous la IIIe République, dans une classe mal chauffée. Les clichés populaires paysans sont essentiels. La petite église du village a des murs «larges comme l’envergure d’un aigle». La nuit «a jeté son manteau sur le village comme un roulier sa cape sur les restes de braise d’un feu de chemin». Le maire a «des mains larges comme des sabots de mule», pas du pape. Quant à l’hiver, il est «long comme des siècles embrochés sur une longue épée».
Agacée par les images sirupeuses de Philippe Claudel, j'ai voulu aussi les noter mais cela aurait considérablement ralenti la lecture dont je voulais me débarasser au plus vite. Cependant, pour la bonne bouche, je vais en citer quelques unes : Pour dire "c'était la nuit " il écrit :
C'était une belle nuit, froide et claire, une nuit qui d'ailleurs ne semblait pas vouloir se terminer, qui prenait plaisir à paresser dans son encre, à s'y tourner et retourner, comme on aime parfois demeurer au matin entre les draps empreints de chaleur.
ouf !
Visiblement, la nuit l'inspire (p 177) :
Les étoiles avaient sorti leurs parures d'argent.
Celle-là il fallait la faire !
Il continue :
En levant la tête et en les regardant, j'eus l'impression de plonger dans une mer tout à la fois sombre et étincelante dont les fonds d'encre étaient ornés d'innombrables perles claires.
Chez P. Claudel, la nuit et l'encre vont bien ensemble !
Toujours dans le registre de la nuit (p 20):
Je me souviens que j'ai regardé le ciel et que je me suis dit, à voir toutes ces étoiles ainsi pressées les unes contre le autres, à la façon d'oisillons qui ont peur et qui cherchent compagnie, que bientôt nous plongerions d'un coup dans l'hiver.
Bon, je ne vais pas faire une liste, des images, véritables tics d'écriture de P. Claudel. En effet, la chaleur de l'été est régulièrement comparée à celle d'un four, la foule à un cour d'eau et bien d 'autres curiosités du genre :
Les sentiers sont comme les hommes, ils meurent aussi.(p 212)
Ses yeux semblaient être des papillons...(p212)
...ses cheveux flottaient dans l'air comme des flammes brunes et froides.(p 215)
À la fin du roman, on peut se demander si P. Claudel fait preuve de lucidité quant à son écriture car à travers un de ses personnages, le Maire, il dit : (p 392)
"Tu écris bien Brodeck, nous ne nous sommes pas trompés en te choisisssant, et tu aimes les images, un peu trop peut-être, mais enfin..."
Mais enfin... ça m'a profondément agacée son style Gothique Charpenté !
09:50 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
C'est la saison des cartes de voeux. 2008 ! (encore)
06:40 Publié dans cartes de voeux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.01.2008
C'est la saison des cartes de voeux. 2008 ! (toujours)
Sur un papier calque, j'ai reçu Le poème absent de Patricia Geffroy. Elle avait participé à la rédaction du n° 2 de la gazette TOUT À FAIT DÉCOUSU.
Où regarder ?
Feuilles sèches&emsp&emsp&emsp penchées vers demain
En quatre saisons mortes &emsp&emsp&emsp empilées
un an après l'autre
en petit tas &emsp&emsp&emsp &emsp &emsp tapis
deux ou trois mots&emsp&emsp &emsp glanés
au puits du coup de dé&emsp&emsp coup du sort
sors !
minuscule fantaisie&emsp&emsp&emsp OR et brun
17:50 Publié dans cartes de voeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.01.2008
c'est la saison des cartes de voeux. 2008 ! (la suite)
Celle-ci est articulée en 3 volets :
Et celle-ci qui nous encourage à avoir de l'audace...
Ces cartes, plutôt que d'envoyer des voeux, envoient des idées de résolutions à prendre pour la nouvelle année. Je note : Rire, de la curiosité, de l'audace...
à suivre...
17:15 Publié dans cartes de voeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.01.2008
C'est la saison des cartes de voeux. 2008 !
Il y a un an, j'avais fait plusieurs articles sur les cartes de voeux (en papier et non pas virtuelles) que je recevais durant le mois de janvier. J'ai envie de faire la même chose cette année pour
- nourrir le blog facilement, soyons honnête
- rassembler des envois qui viennent de façon dispersées et essayer d'y trouver une tendance, la carte de voeux traduisant, pour moi, dans un style particulier, l'humeur du moment.
D'abord, celle à laquelle, sur ce blog, jusqu'à présent, vous avez échappé :
La malacologie, toujours...
Celle-ci qui encourage à faire fi de l'environnement affligeant dans lequel commence cette année. RIEZ : pari difficile à tenir mais il est bon d'essayer.
à suivre...
16:55 Publié dans cartes de voeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


















