05.02.2007
Saint Blaise
J'étais là...
Plus précisément, j'étais dans les Cévennes à la fête de la Saint Blaise. Les orchestres sont des les rues...
et on y danse, on y danse ![]()
![]()
Ou dans les tavernes...
Il nous arrive d'y croiser quelques gueux musiciens !
et puis, plein d'autres moments spontanés et inattendus, mais là, mon appareil a choisi de faire grève ! Grrrrr..
08:30 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
02.02.2007
Blog ou pas blog ?
Aujourd'hui, je suis partagée entre la position de Jean-Claude Bourdais qui explique qu'il va arrêter sa démarche blogueuse ce qui ô combien, me chagrine et celle de Philippe De Jonckheere qui raconte que tenir un blog est un
"immense avantage ..., et c’est sans doute lui qui me pousse à continuer en dépit de la charge que tout ceci finit par occasionner : il m’arrive de m’obliger à sortir de chez moi, d’aller de l’avant, de recontrer des personnes, d’aller voir des expositions, de lire des livres ou encore d’aller au cinéma, d’aller écouter des concerts, ou même de monter sur un volcan pour avoir le plaisir par la suite, non pas d’épater la galerie, mais de m’être enrichi."
J'ai moi-même assassiné un précédent blog, n'ai pas pu m'empêcher d'en créer un autre à la suite. Certain jours, l'exercice me parait vain, d'autres jours, il m'est indispensable.
14:30 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
28.01.2007
Balade matinale et hivernale
J'avais promis d'emporter mon appareil photo quand je ferais mon jogging matinal pour capturer la géométrie de quelques serres, géométrie accentuée par le soleil rasant. C'est ce que j'ai fait aujourd'hui. Pas de performance mais le plaisir d'appréhender ce paysage glacé.
Au-dessus d'une de ces serres, la condensation avait fait de la vapeur d'eau qui s'était figée dans les branches d'un arbre.
10:20 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.01.2007
Qu'est-ce qui se passe ?
Sylvie signale une nouvelle présentation du blog alors que moi je ne vois aucun changement. Vous qui êtes de l'autre côté du miroir dites moi ce qui se passe.
09:24 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.01.2007
Petite balade au bout du monde...
J'étais partie deux jours. Ceci explique mon silence sur le blog.
J'étais dans un endroit où l'on écoute et voit le silence, aussi.
La terre étant ronde, elle n'a pas de bout
ou elle en a plusieurs, une multitude.
Que chacun puisse y trouver son bout du monde !
Le mien, il est là, sur la photo. Un bout du monde pas trop loin de chez moi pour que je puisse m'y rendre souvent.
08:00 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.01.2007
Paysage urbain
La photo n'a rien à voir avec ce dont je vais parler ensuite. Il s'agit d'une photo prise à cent mètres de chez moi, interpellée que je fus par la géométrie accentuée par le soleil du matin. Ce nouvel appareil a l'avantage d'être léger, maniable et donc répondre plus facilement aux clins d'oeil que me proposent mon environnement. J'envisage de l'emporter quand je vais courir. Ce matin, j'aurais bien cliqué quelques serres.
Dans mes lectures de la presse, ce week-end, j'ai évité d'ouvrir Le Monde (et même sans l'ouvrir, puisque son article est en quatrième de couverture, je veux parler d'Éric Le Boucher) et donc de le lire, même s'il a atterri à la maison. Par contre, j'ai feuilleté Libé et j'ai lu la page offerte à Erri de Luca. Beaucoup de choses intéressantes, même si, à mon goût, il parle beaucoup de la Bible, mais comme c'est son obsession, à ce brave garçon, je le lui pardonne. Personnellement, la Bible m'ennuie : elle dit tout et son contraire, fait couler beaucoup de sang, fait craindre la colère de Dieu, traîte la femme un peu à la légère... Mais, je ne suis pas docteur en théologie et ne lis pas l'hébreux (comme Erri De Luca). Ce qui m'a particulièrement interpellée dans le déroulement de sa semaine, c'est le mercredi :
La chance des livres
Hier, j'ai vu un de mes livres dans les mains d'une femme. Elle était assise dans le méttro, ses doigts serraient les pages pour les immobiliser et les tournaient délicatemment. J'ai compris hier que les livre ont un sort meilleur que ceux qui les écrivent. Gardés dans les bras, emportés en voyage, peut-être sur une île du Sud ou sous une tente en montagne, fixés avec intensité par deux yeux qui aussitôt feraient baisser les miens. Oui, les livres prennent du bon temps, bien plus que ceux qui les écrivent.
Je bénis mon sort d'écrivain de récits et non d'articles de journaux, car, près de la dame, j'ai vu un homme avec un quotidien. Il le tournait à coups secs, le lisait mécontent, puis il l'a replié et l'a fourré dans sa poche. Avant le soir, il l'aura expédié dans une corbeille à papier, au pilon. Quelle chance, en revanche, pour mes phrases dans les bras de la femme assise ! J'ai eu envie aussitôt d'en écrire une pour l'ajouter au bout de son livre.
Les mots que j'ai écrits ne sont plus à moi, ils sont devenus les siens. Elle les a voulus, en pêchant justement ceux-là dans le grand bazar des livres. Elle les a payés avec de l'argent prélevé sur d'autres dépenses, en se passant d'une bouteille de vin, d'une séance de cinéma, d'un concert. Ils ont pour elle une valeur ajoutée, celle de remplacer des choses plus agréables qu'un livre. Et, maintenant, ils sont là, sur ses genoux, feuilletés par une légère caresse, ses cheveux retombant dessus. Les pages ainsi prises et tenues sont les siennes, beaucoup plus qu'elles n'ont été les miennes.
C'est beau, non ?
À part ça, dans les journaux, on nous parlait du sacre d'un petit bonhomme. Rien d'intéressant.
20:35 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11.01.2007
La lézarde et le caillou
Hier soir, lecture par les deux auteures, d'extraits du livre La Lézarde et le Caillou dont j'avais déjà parlé sur ce blog. Cela se passait à la librairie Lettres Vives à Tarascon, la librairie de Sonia Ritter, la co-éditrice de ce livre (editions Grammont-Ritter).
Ce livre est un échange épistolaire entre deux amies : Sylvie Durbec, la lézarde et Kristina Haataja, le caillou. C'est une amitié en entre deux femmes mais aussi entre deux pays, la France et la Finlande. Cet échange de lettres se déroule tout un mois d'août, mois parenthèse dans la vie de chacune, dans des lieux qui ne sont pas ceux de leur quotidien. En s'adressant à l'autre, c'est leur propre être qu'elles questionnent.
Extrait :
Écrire, pour nous, pour toi, pour moi, revient à faire exister ce qui n'a été vécu qu'une seule fois, come tous les autre s l'ont vécu, à re-vivre mais aussi à inscrire, à donner forme à une expéreince qui, sans cela, resterait invisible (illisible ?) et serait vite oubliée. c'est exactement ce qui me préoccupe en ce moment. Je ne peux pas écrire et en même temps, j'éprouve une grande lassitude, un sentiment très fort d'inutilité. Pourtant une journée sans écrire me paraît perdue, souvent.... (13ème lettre. De Sisilisko à Krisitina)
Autre extrait :
J'ai enfin quelque chose de "social" à te raconter.
J'ai passé la soirée sur l'île de Skâldö chez mes voisins d'en face, Ylva et Christian. Ils sont tous les deux comédiens et adorables. Chaque année, ils organisent une fête pour manger des écrevisses. Nous sommes entre dix et quinze adultes, presque tous suédophones, comme Ylva et Christian eux-mêmes. Nous mangeons pendant des heures, nous chantons (coutume ancrée chez les suédois de Suède et de Finlande) et discutons. Les mêmes gens se retrouvent une fois par an, et parfois aussi en hiver chez les mêmes hôtes à Helsinki autour d'un verre de glögi pour le petit noël.(14 août. De Kristina à Sisilisko)
La soirée s'est terminée chez Sylvie avec quelques amis. Nous avons dégusté du renne que Krisitina avait emporté dans ses bagages et du mouton, un ancien pensionnaire de chez Sylvie. La nourriture aussi était lézarde-caillou !
08:35 Publié dans Cousu Main, la vie, Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
01.01.2007
C'est ce que je nous souhaite...
00:00 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
30.12.2006
Un petit signe de vie
Pendant quelques jours, je suis partie me mettre au vert (qui était plutôt jaune comme on peut le voir sur la photo!). Et le ciel était bleu... Et le petit matin, tout blanc (mais là pas de photos car je regardais le givre de mon lit !)
On va essayer de bien finir l'année pour en commencer une autre que nous nous souhaiterons meilleure. Il faut bien rêver un peu.
17:35 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.12.2006
Le boxing day
Les britanniques appellent ainsi le jour qui suit Noël, jour nécessaire à redescendre sur terre, me semble-t-il, une sorte de palier de décompression.
Le Père Noël m'a apporté un nouvel appareil photo, le précédent, un des premiers numériques, étant mort (Ce qui explique l'absence de mes photos depuis quelques temps sur le blog). Le boxing day sert à lire les modes d'emploi de certains cadeaux reçus.
Le boxing day sert aussi à se dire que, malgré tout, il n'y a pas eu de miracle à Noël. Les tentes des SDF sont toujours le long du canal Saint-Martin (Pourquoi le Père Noël de la place Beauvau attend-il deux ans pour faire des miracles ?), James Brown est mort ainsi que le bonsaï que j'avais libéré, victime du gel (le bonsaï, pas James Brown !).
Alors, bon Boxing Day à tous...
08:40 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25.12.2006
Sous le signe de Proust...
![]()
Parmi les premiers cadeaux reçus, il y a ces deux livres ainsi que Journées de Lecture du cher Marcel paru chez Fata Morgana. Je sens que ce Noël sera sous le signe de Proust.
Ce matin, j'ai regardé ce petit film, et je dois dire que cela m'a bien amusée. Enfin ! On s'occupe de ces Pères Noël pendus aux façades des maisons...
09:22 Publié dans la vie, Proust | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
20.12.2006
La mort accidentelle d'un merle
Hier, ébloui par un rayon de soleil dans une vitre, un merle est venu la heurter. Il s'y est irrémédiablement assommé. C'est toujours l'hiver que ce genre d'accident se produit, le soleil étant rasant. C'est dommage, car j'aime bien les merles qui vivent dans mon jardin. Peu sauvages, ils se laissent facilement observer.
Hier, encore, ma coiffeuse m'énumérait la multitude de cadeaux que son fils de trois ans allait trouver au pied du sapin. Dans le lot, il y aura une carabine, pour faire comme son grand-père qui est chasseur. D'ailleurs, l'enfant dès qu'il voit un oiseau, " Il fait pan! pan!." dit la coiffeuse.
"La carabine en plastique le conditionnera un peu plus vers son avenir de chasseur." ai-je pensé.
16:05 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
19.12.2006
Comment une journée commence et comment elle finit ...
Ce matin, le réveil a sonné peut-être plus tôt que d'habitude. Ou était-ce le téléphone ? Je ne sais plus, mais, j'ai, sur les coups de six heures, écouté la radio. Une nouvelle, qu'elle était bonne, c'était celle qui concernait les traders qui vont se palper un peu plus de pognon que le reste du temps, uniquement parce que c'est Noël. Rien à voir avec le salarié qui touche un treizième mois. Non, là on est dans des sphères où les zéros sur les chèques sont plus nombreux qu'ailleurs. Au fond de mon lit, je me suis dit que tout ça, c'était un autre monde, mais que ce monde-là devait bien manger la laine sur un quelconque mouton, pour être si gras.
Ce soir, j'ai appelé Stéphane Landois, l'homme des Éditions du Hanneton, de la librairie de campagne. J'étais dans un autre monde, un monde qui me parle plus. Faisant de l'édition une passion non lucrative, de la librairie un lieu où il se passe autre chose, il parlait de ces activités qui ne le faisait pas vivre, qu'il avait un boulot à mi-temps juste nécessaire à le faire manger et que le reste, il s'en foutait. "Surtout, ne pas devenir trop important" disait-il ! Certes, les gros, mangent les à-peine-moins gros, dure écologie du monde éditorial où la littérature n'a pas grand chose à voir. Alors que d'autres collègues, petits éditeurs comme on les appelle, parlaient d'une présence absolument nécessaire sur la toile pour exister, lui parlait de partir distribuer ses livres en montgolfière.
Heureusement, les journées ne se finissent pas toujours comme elles commencent !
21:55 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Le Ventoux et le tri sélectif
07:35 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.12.2006
Je hais les dormeurs
"Je hais les dormeurs. Ce sont des morts qui n'ont pas dit leur dernier mot." Ainsi commence le texte de Violette Leduc, illustré par Béatrice Cussol, aux éditions du Chemin de Fer.
Le sommeil, en ce moment, je le rends responsable de mon manque de temps. Je dors, hiberne, m'anesthésie... Et je m'en veux de passer à côté.
On s'enfonce dans la nuit. Les jours sont étroits. Je pense à l'été.
08:50 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.12.2006
La vie en rose
08:05 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
07.12.2006
Intime ou pas intime ?
Intime ou pas intime ? Telle est la question. Du moins c'est la question qui agite les blogs, ici ou là.
Lorsqu'on entame un blog, je en pense pas que les règles soient définies à l'avance. Elles se mettent en place au fur et à mesure. En ce qui me concerne, l'histoire de ce blog (et de feu son prédécesseur) était motivée par le fait de parler de la maison d'édition Cousu Main que j'anime (très mollement en ce moment) avec l'association du même nom. La frontière était d'emblée ténue entre cette activité et le reste de ma vie. Alors, les dépassements, envahissements ont eu lieu. D'ailleurs, alors que feu le précédent blog s'appelait Cousu Main, celui-ci est devenu Tout à fait Décousu pour être plus précisément le reflet des différents aspects des propos qui y sont tenus au fil des pages, tout en gardant l'idée initiale. Mais, une autre frontière s'est établie implicitement. Celle de l'intime.
Pourquoi éviter de parler de soi ? D'abord, par peur d'ennuyer tout le monde. Pourtant certains racontent leur journée par le menu (quand je dis menu, on va même jusqu'à savoir ce qu'ils ont mangé!) et pour autant, ne nous lassent pas. J'ai du mal à envisager de faire la même chose. Pour préserver ce territoire intime, j'ai évité de montrer des photos de moi, à part celle qui se trouve en haut et à gauche du blog (prise il y a quelques années!). Je montre que peu les personnes qui partagent les instants de ma vies, ou sinon avec des photos pas très claires. Pourquoi ce choix ? Pour ne pas être reconnue dans la rue comme c'est arrivé à Philippe De Jonckheere récemment à son plus grand étonnement ? Certainement pas. J'ai du mal à trouver une explication à cette limite imposée, comme à celle de me raconter plus intimement. Je l'ai déjà dit : j'ai peur que ma vie lasse les quelques lecteurs fréquentant l'endroit. J'ai aussi parlé de feu le précédent blog que j'ai détruit au mois de mai dernier. C'est plus facile de faire disparaître un blog qu'un journal intime sur un cahier. Un simple click suffit. Pas de feu pas de fumée. J'avais fait ce choix, à ce moment-là car il me paraissait dérisoire de parler d'autre chose que de ce mal-être qui me bouffait. Comme je l'avais dit à cette époque-là, j'avais choisi de détruire du virtuel pensant que les dégâts seraient moins lourds.
En équilibre sur le fil qui délimite l'intime, j'avance à pas hésitants.
08:20 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03.12.2006
Aujourd'hui : lit
Frissons, suées, la tête dans un étau, ça ne vous rappelle rien ? Seul, mon lit, paraît être un endroit acceptable où passer ce dimanche et combattre le mal sous la couette. Vivement l'été !
08:35 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
29.11.2006
De la pub !
06:45 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.11.2006
Toujours du gris
Pour lutter contre la morosité du ciel, j'ai décidé de changer la couleur d'un mur....
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
Je l'ai peint en gris !
10:15 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Temps gris
Temps gris et pluvieux qui me fait hésiter à chausser mes chaussures de sport et à aller faire ma course tri-hebdomadaire le long du canal. Je sens que, la saison avançant, la régularité ne pourra pas être maintenue. Le problème n'est pas dans la performance -de ça je m'en fiche-, mais dans le bien que ça fait à mon cerveau. Oui ! Quand je cours, en principe je fais toujours le même parcours de façon à ne pas avoir à réfléchir au trajet emprunté (il m'est arrivée trop souvent de me perdre !) et je choisis des sentiers sans voitures de façon à ne pas être obligée de devoir faire attention à ne pas me faire écraser, et alors, je laisse ma pensée aller librement, au rythme de mon pas, sans contrainte. Les idées me viennent, je me régale des paysages changeants. Changeants, comme le Ventoux en fond.
Ce matin, il pleut. Ciel gris. Demain, je prends le train pour aller dans le gris.
07:55 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.11.2006
Les oliviers
08:00 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29.10.2006
La règle du jeu
Comme je m'absente quelques jours, et que je n'ai pas envie de laisser ce blog à l'abandon, j'ai préparé un petit jeu. Je vais donner des indices poétiques qui indiqueront le lieu où je me trouve. Vous pourrez laisser vos réponses dans la partie des commentaires. Il n'y aura rien à gagner, sinon mon estime. Mais celle-ci vous l'avez déjà !
07:00 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.10.2006
Les champignons
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
J'ai fait une sorte d'herbier numérique des champignons rencontrés au hasard des chemins. Ignare que je suis en la matière, je me suis contentée de les photographier, ne souhaitant pas mourir dans de terribles convulsions et vomissant tripes et boyaux, dans l'immédiat. Je me suis promis de me procurer au plus tôt un petit guide des champignons qui me permettra de m'en faire quelques ventrées sans risquer ma vie ni celle de mes commensaux (Quoique...)
Cette balade m'a donné envie de relire un précieux petit livre La recherche des cèpes en automne sous la pluie de Jean-Pierre Thuillat.
Il commence ainsi :
Comme la pêche en rivière, la chasse en solitaire,la marche à la façon de Rousseau ou la cueillette des mûres dans les haies vives du bocage, la recherche des cèpes en octobre sous la pluie ramène l'Homme quelques millénaires en arrière,
le relie aux aïeux artistes de Lascaux.
Pour nuancer les paroles du poète, certains étaient montés avec leur 4X4 de la ville, et n'avaient rien trouvé. Pas vraiment des artistes de Lascaux. L'odeur du gasoil de leur engin avait dû anéantir complètement le parfum du sous-bois humide, receleur de trésors. Bien fait pour eux !
10:35 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
10.09.2006
Le plaisir
Quand on veut parler du plaisir de quoi parle-t-on ? C'est la question que je me suis posée quand une personne me proposa à propos d'un projet de livre de mettre le mot plaisir dans le titre. Je lui ai demandé ce que le plaisir venait faire là et elle m'a répondu : "En marketing, c'est un mot très utilisé." C'est bien ce que je pensais, quand on utilise un mot en marketing, c'est pour mieux lui enlever tout sens.
Pourquoi voulait-elle mettre ce mot à tout prix dans le titre ? Après m'être un peu hérissée quand elle a parlé de marketing, je me suis dit qu'il serait sage d'aller voir ce que signifiait réellement le mot plaisir, avant le passage des tueurs de sens, je veux parler des professionnels de la communication.
D'abord, je suis allée chercher dans un dictionnaire :
PLAISIR1, subst. masc.
I. A. État affectif agréable, durable, que procure la satisfaction d'un besoin, d'un désir ou l'accomplissement d'une activité gratifiante.
En lisant cette définition, on se rend compte que le plaisir est quelque chose de très banal et que dans une journée cet état affectif, on le rencontre souvent. Du moins quand il s'agit d'une bonne journée.
Alors j'ai cherché un peu sur internet plus de précisions sur ce mot. C'est comme ç que je suis tombée sur Plaisir Pratique avec la promesse d'un plan pour y accéder. Quelle chance ! Je vais pouvoir aller voir de plus près à quoi ça ressemble. J'ai cliqué, prête à me mettre en route vers le Plaisir mais la déception fut grande en découvrant qu'en fait, c'était le site officiel de la ville de Plaisir, sise comme chacun sait dans le département des Yvelines. Pas très intéressant pour mon enquête. Je reposais les bagages.
Je poursuivis ma recherche et je tombai sur le parti du plaisir ! Je n'en avais jamais entendu parler mais je me suis dit : "Avec un nom pareil, ce parti doit avoir un bon programme." Si on se réfère à la définition plus haut, il devrait proposer de satisfaire un besoin ou un désir afin de mettre les citoyens dans un état affectif agréable. J'entrevoyais déjà la France nageant dans le bonheur. En cliquant, je me suis aperçue que j'avais un peu trop vite rêvé. La Marianne était belle, certes, mais ça ne m'éclairait toujours pas sur le sens du mot plaisir.
Évidemment, ce mot, sur intenet conduit sur des sites chauds où on peut satisfaire un besoin, un désir ou accomplir une activité gratifiante, souvent avec l'aide d'une carte de crédit.
Je m'embrouille, il est tard, je ne suis pas plus évancées et j'essaie de comprendre le mot plaisir et surtout pourquoi il faut qu'un livre le porte dans son titre.
Si vous avez des pistes, n'hésitez pas à m'en parler. Aidez-moi !
Un sens caché ?
22:10 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
01.09.2006
Des ronds dans l'eau, le lapin et l'interview Angot
Le récit de la suite de mon voyage attendra car hier, je n'ai pas eu vraiment le temps...
D'abord, parce que je suis allée faire des ronds dans l'eau.
Comme il l'avait promis, le Mistral est tombé et s'est une légère brise qui nous a emmenés.
Puis, nous devions aller au cinéma mais la copie s'est égarée. La séance était reportée.
J'en ai profité pour prendre en photo, ce lapin, une "oeuvre" d'un collectif ami, collée sur une façade.![]()
Si haut perchée, je ne l'avais pas trouvée malgré les indications qu'on m'avait données.
Hier, je n'ai eu simplement le temps que de lire Libé... Et évidemment, je me suis énervée avec l'interview d'Angot. Je ne livre ici que quelques extraits :
Ce que je n'aime pas en province, c'est que les gens mettent l'accent sur la qualité de la vie. Le nombre de mètres carrés, le coût, la proximité, est-ce qu'il y a des bouchons, est-ce qu'il n'y en a pas, est-ce qu'il y a du bruit, est-ce qu'il n'y en a pas, est-ce qu'il y a la queue dans les magasins, c'est pas possible, ça me met hors de moi. Est-ce qu'il fait beau, dans le Sud il fait beau, c'est bien on peut se mettre en T-shirt au mois de janvier. J'ai vécu à Nice dix ans, à Montpellier dix ans. Les gens sont fiers de vivre dans le Sud parce qu'ils peuvent déjeuner le dimanche en T-shirt au mois de janvier. Ce n'est pas que ça me dérange, ça ne m'intéresse pas.
Mon commentaire : Affligeant de bêtise. Moi, je ne lui demande pas pourquoi elle vit à Paris et je m'en fous.
L'affaire Günter Grass, ça vous a intéressée ?
J'adore cette histoire. Parce que les Allemands sont verts de rage, et ils n'assument pas leur honte, pauvres Allemands, ils avaient un prix Nobel, ce prix Nobel a été nazi. Et ils ne le supportent pas. Je trouve ça lamentable. Je n'ai rien à dire sur Günter Grass, mais j'ai quelque chose à dire sur l'Allemagne qui ne veut pas entendre parler de son passé. Ils ne veulent pas. Ils sont convaincus qu'ils ont tout bien fait, qu'ils ont fait leur examen de conscience. Ils veulent recommencer à zéro, faire comme si ça n'avait pas existé, comme si le fait qu'il y ait des nouvelles générations faisait qu'il n'y en avait pas eu d'anciennes.
Mon commentaire A-t-elle seulement mis un pied en Allemagne, a-t-elle parlé avec des allemands un jour dans sa vie ? Je pourrais lui présenter, par exemple, des allemandes, amies de ma fille, nées en 1989, l'une à l'ouest, l'autre à l'est et l'une comme l'autre pourraient lui dire combien l'Histoire de leur pays pèse lourd sur elles, que leur génération n'arrive pas à se défaire de cette culpabilité. Un petit voyage à Berlin pour voir comment un pays cultive sa mémoire même si ça fait mal, lui ferait du bien. Mais elle ne le mérite même pas. La mère Angot ne vit que dans son microcosme littero-parigo-intello-branché. Indécrottable !
L'interview vaut son pesant de cacahuètes en banalités et idées creuses. Mais, rien que d'écrire ces lignes c'est déjà lui accorder plus d'importance qu'elle n'en mérite.
00:00 Publié dans Énervements, la vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10.08.2006
intermède cévenol
Je suis partie passer quelques jours dans les Cévennes avec de amis. Nous y avons fait beaucoup de choses impossibles à résumer ici.
Comme de regarder la lune se lever...
![]()
![]()
...ramasser des cailloux
de granit
... dessiner sur des lauzes
En voici une dessinée par Sylvie D.
Et puis, aussi, nous avons mangé, bu, lu, ri....
14:45 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.07.2006
La mer
Hier, je suis allée à la mer...
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
06:55 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24.07.2006
C'est mon anniversaire
Aujourd'hui, c'est mon anniversaire...
J'ai reçu des cartes
des livres
Partir de la part de F. dans un paquet que je n'ai ouvert que ce matin, suivant ses recommandations.
et aussi Editions Unes en toutes lettres. Il s'agit d'un choix de lettres que les auteurs ou illustrateurs des Éditions Unes ont envoyé à leur éditeur Jean-Pierre Sintive. Ces éditions sont l'objet d'une belle exposition actuellement au Carré d'Art à Nîmes.
La Cuisine magique des fées et des sorcières est arrivée, ce matin, de Bretagne de la part de la Fanchon. Pas de recette de bouillons de onze heures mais plutôt une cuisine amoureuse et fleurie.![]()
Et aussi Patchwork d'Edmond Baudoin.
Un poème envoyé par S.D, écrit à Saorge où elle est en résidence, dont voici un extrait
Où est la mort ce matin ?
À mes pieds dans la course de l'eau
sur les pierres immobiles
dans le vol des papillons rouge sang ?
ou
dans le torse pétrifié d'un arbre mort ?
Dieu-silence
murmure l'absence
ici
à Saorge comme au ciel.
et puis...
07:35 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
05.07.2006
La cigale, sa mue et la roquette.
Non, ce n’est pas une fable, c’est juste le titre qu’on pourrait donner à cette photo prise dans mon potager.
Je vous épargne leur bruit de crécelle assourdissant. Oui, il m’arrive de fermer les fenêtres car je n’entends rien lors d’une conversation téléphonique. Je ne devrais pas critiquer car durant le mois de juin, je guette, impatiente, leur premier crissement en me disant : « Enfin, l’été est là ! »
Cigale de l’espace
Toile, funèbre roue,
oeil soleil araignée,
tu tournes dans ta cendre
le temps s’est effacé.
Entre ton piège solitaire
et le reflet des autres morts
se traîne sur le sable
la belle abandonnée.
Elle a pour ombre ses cheveux
invisible visage
mais je l’entends crier
cigale de l’espace.
Inutile supplice
elle sera brûlée.
Jean Tardieu
18:05 Publié dans la vie, poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.07.2006
Les résultats du bac.
Les e-mails et les coups de fils, hier soir, nous donnaient les résultats du bac d’untel ou untel. Plutôt réussi dans l’ensemble. Je voudrais juste féliciter particulièrement M. qu’on voit sur cette photo dès la première manif anti-CPE en février. Ses parents ont été inondés d’avis d’absences car elle a déserté son lycée, trop occupée à participer à toutes sortes d’actions de blocage ou à des AG interminables dans les amphis de la fac. Elle a eu son bac L avec mention Bien. Un autre, S. militant acharné a carrément décroché la mention TB. Autour de nous, les anciens militants anti-CPE s’en sont plutôt bien sortis.
Peut-on en tirer des conclusions ? Est-ce parce qu’ils avaient une certaine maturité qu’ils se sont engagés à fond ? Ou, au contraire, cette lutte les a-t-elle fait mûrir ? L’autre question qui va agacer mes amis professeurs, la présence assidue en cours est-elle indispensable ?
07:45 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
03.07.2006
Même les cigales se reposent !
Ce matin, j’en ai pris une en flagrant délit de silence. Elle attend son heure, l’heure de son récital, l’heure où le soleil sera un peu plus haut dans le ciel. J’ai essayé de la déplacer car elle risque de finir écrasée par un pied distrait mais elle est cramponnée au bois solidement. Je n’ai pas insisté.
L’appareil photo pour l’occasion est sorti de son étui !08:00 Publié dans la vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


















