08.02.2008
ce que disent les cartes...
Sylvie Durbec, triant ses archives, m'a envoyé cette carte. Une vue de Carpentras...
Ce qui est beaucoup plus intéressant, c'est l'adresse, puisque les bons baisers sont destinés à un certain Simon, gardien au Château d'If, et à sa dame. Plus que le côté face de cette carte postale, c'est le côté pile qui fait voyager.Donc je suis allée voir ce qu'aurait pu faire ce gardien à cette époque, époque que l'on peut situer au début du XXè siècle. D'abord, j'ai eu l'idée qu'il était gardien de prison, ce monsieur. On pense d'emblée au Comte de Monte-Cristo quand on évoque le Château d'If. Mais, cela semble peu probable car les derniers prisonniers sont des prisonniers de guerre civils (Alsaciens et Lorrains) en septembre 1914. Ensuite, le château fut dédié au tourisme, donc on peut penser que ce monsieur Simon aurait été le gardien dudit château.
L'hypothèse qui me plaît le plus est celle selon laquelle, Monsieur Simon aurait été le gardien du phare de l'île d'If et aurait vécu là avec sa famille. Wikipedia le précise :
Jusqu'en 1950, un gardien de phare et sa famille vivaient encore sur cette île.
La condition de gardien de phare paraît plus confortable au Château d'If, celui-ci pouvant y vivre avec femme et enfants. On est loin de celle décrite par Jean Claude Bourdais dangereuse, rude et solitaire.
Et comme tout mène à la malacologie, en parlant du Château d'If, il ne faut pas oublier de citer l'ouvrage de Bourguignat, 
consultable sur Gallica. Le célèbre Jean Péchaud fut un de ses élèves et continua ses travaux.
C'est fou ce que l'on peu faire dire à une carte postale...
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07.01.2008
Une petite place pour un Grand Robert
Je n'ai pas vraiment le temps d'écrire pour le blog en ce moment, car j'ai entrepris le vaste chantier de ranger mon bureau.
- Est-ce que je succomberais à la tentation des bonnes résolutions du début d'année nouvelle ?
- Envisagerais-je d'entrer dans 2008 avec un environnement net et ordonné ?
FAIRE DE LA PLACE !
Et de la place, j'en ai besoin. En effet, j'ai fait l'acquisition du Grand Robert en 6 volumes et pour l'instant, je n'arrive pas à le caser sur une étagère. Tout est blindé d'affaires plus ou moins utiles. J'avais entendu à la radio, la semaine dernière qu'il était bradé à moins de 150 €. J'ai couru chez ma libraire, elle en avait un par chance (il est épuisé), je l'ai acheté, je suis retournée chez moi chercher une voiture. J'avais bien proposé à la libraire de les emporter volume après volume, mais la solution du véhicule était plus rationnelle. J'ai ramené mon Grand Robert à la maison et me voilà bien encombrée !
Pour le tester, je choisis un mot au hasard :
MALACOLOGIE 1814 de malaco-(élément de mot savant du grec malakos "mou"; et -logie.
Zool. Étude des mollusques.
Le rivage suivi par les colons, était semé d'innombrables coquillages, dont quelques-uns eussent fait la joie d'un amateur de malacologie.
J.Verne. L'île mystérieuse
MALACOLOGIQUE 1825: de malacologie
Didact. Qui a un rapport avec la malacologie.
Et quant à ce qui regarde les débris d'animaux qui figurent dans ces dépôts, l'étude de la faune malacologique actuelle de la Mer Blanche n'oblige donc en aucune façon à supposer un changement de climat d'une telle importance.
O. NORDENSKJÖLD, le Monde Polaire, 1913
À l'allure à laquelle je fais le rangement, ces beaux volumes vont rester encore longtemps dans le carton !
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01.01.2008
Pour commencer l'année en malacologue
Tout le monde parle de deux mille huîtres
Qui sont elles ?
Où sont-elles ?
Dans une monstrueuse bourriche ?
Ou réparties en cent soixante six douzaines et des poussières ?
Pourquoi des huîtres et pas des palourdes ?
Et pourquoi pas des moules ? Essayons ensemble :"Bonne année Deux Mille Moules !"
C'est pas mal aussi.
Alors, parlons malacologiquement ...
Bonne année
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31.12.2007
Pour finir l'année en malacologue
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Pour finir l'année en malacologue
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30.12.2007
Pour finir l'année en malacologue
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Pour finir l'année en malacologue
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29.12.2007
Pour finir l'année en malacologue
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pour finir l'année en malacologue
16:47 Publié dans Comment devenir malacologue ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.11.2007
Comment les régimes spéciaux de retraite mènent à la malacologie ?
J'ai reçu un abondant courrier de jeunes étudiants en grève qui souhaiteraient embrasser, eux aussi, la carrière de malacologue. Souhaitant quitter rapidement l'université avant qu'elle ne s'écroule, ils voudraient faire carrière dans le coquillage. Que peut-on leur conseiller ? Pourquoi ne pas suivre l'exemple de Gaspard Louis André Michaud ?
Né à Sornac (Corrèze) le 7 décembre 1795, il est le fils d'un professeur du Lycée à Ussel (Corrèze), André Louis Michaud, dont la mort en 1813, modifia brusquement les projets du jeune Michaud qui venait pourtant d'être brillamment admis à l'École Normale. Il s'engage alors dans l'Infanterie, soucieux d'embrasser une carrière rapide.
Donc, premièrement, s'engager dans l'armée.
En 1814, il prend part activement aux combats et participe au blocus de Metz où il subira des blessures de guerre. Il est promu Sergent-major, le 26 mai avant d'être emprisonné quelques jours en région parisienne.
Je pense que les blessures et le mitard ne sont pas indispensables dans le cursus macologique.
En 1820, il est nommé adjudant, en 1837, adjudant-major et en 1839, il reçoit la croix de chevalier de la Légion d'honneur. Il prend sa retraite militaire, en 1844.
Si je calcule bien, ce Monsieur Michaud n'a pas quarante ans de cotisations. Aurait-il bénéficié de ce qu'on appelle "un régime spécial" ? Donc, si on suit toujours l'exemple de Gaspard Michaud, à moins de 50 ans, il faut prendre sa retraite, car une deuxième vie commence.
Il passe à 50 ans son bacchalauréat et s'installe dans la région lyonnaise comme professeur.
Sa biographie n'est pas très complète. On sait qu'il
rassembla une vaste collection conchyliologique de plus de 30 000 coquilles d'espèces continentales et marines qu'il céda en grande partie au Muséum de Lyon.
Sa collection, il n'a pas dû la faire en un jour. Il a dû traîner des journées et des journées sur les plages pour ramasser autant de coquillages. S'il n'avait pas pris sa retraite si tôt, en aurait-il eu le temps ? En lisant cet vie exemplaire, j'ai envie de dire à tous les anti-grèves que s'il n'y avait pas les régimes spéciaux de retraite qu'en serait-il de la malacologie française ?
Bernard Thibaut, s'il manque un argument pour les défendre, avançons celui-là !
Pour la petite histoire, Gaspard Michaux prend une deuxième retraite, celle de l'enseignement, cette fois-ci. Il meurt en 1880.
Jeunes étudiants qui veulent devenir malacologues, suivez mes conseils :
1°) Quittez la fac.
2°) Engagez-vous dans l'armée, ou dans n'importe quelle carrière où vous pouvez prendre votre retraite avant d'être complètement séniles.
3°) Ramassez des coquillages sur les plages ou sous les pavés, car sous les pavés...
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